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XV de France: pas de Poireau pour Poirot

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Marcoussis (France) (AFP)

De vice-capitaine à remplaçant... jusqu'à sortir du groupe. Jefferson Poirot ne fait pas partie des 23 joueurs convoqués par le XV de France pour affronter le pays de Galles dans le tournoi des VI Nations. Un coup dur pour le pilier de l'UBB.

A l'arrivée de Fabien Galthié sur le banc des Bleus, cet été, son nom revenait pour devenir capitaine. Au sortir du quart de finale, perdu 20-19... contre les Gallois, Poirot (27 ans, 35 sélections) s'était lui-même mis en avant, assurant vouloir "jouer un rôle dans ce groupe".

Présent depuis le premier jour du rassemblement, il n'a visiblement pas convaincu le staff des Bleus. On l'a même vu quitter l'entraînement de mercredi, un brin bougon, malgré une percée de 50 mètres sous la chasuble blanche des remplaçants. Un changement aussi radical que rapide.

"Tant qu'on est sur le terrain, il y a moyen de s'exprimer. On est 42, il y a plus d'une vingtaine de mecs qui regardent en tribunes ou devant la télé... Quand on y est, on ne peut pas faire la fine bouche ou se dire qu'on méritait mieux. Aujourd'hui, je prends ce qu'on me donne. Je suis à un poste où ça bouge beaucoup, où la rotation est rapide. Quoi qu'il arrive, j'ai quelque chose à apporter", expliquait récemment l'intéressé.

Poirot était pourtant inamovible sous Jacques Brunel et, depuis ses débuts en février 2016, avait débuté 31 matches dans la peau d'un titulaire. Mais son statut a vacillé. Et Fabien Galthié, débarqué jeudi en conférence de presse avec des chocolats, ne lui a pas fait de cadeaux.

- Baille tient la corde -

En cause, "la très très bonne performance de Cyril Baille", selon Galthié, face aux Anglais puis aux Italiens. Le Toulousain (26 ans, 19 sélections), pilier mobile et très bon manieur de ballon pour avoir débuté en tant qu'arrière puis troisième ligne, semble ainsi avoir pris l'ascendant sur son concurrent direct à gauche de la mêlée bleue.

Mais Poirot, troisième joueur le plus capé du XV de France (derrière Gaël Fickou et Bernard Le Roux), paie aussi son entrée en jeu mièvre face à la Squadra. Baille semble également apporter plus de garantie en mêlée, secteur clé pour les Bleus à Cardiff.

"Jefferson fait toujours partie du groupe France, des 42 qui se sont entraînés ce matin", tempère cependant Galthié.

"Nous avons, bien sûr, pris le temps de parler avec lui. Comme avec tous les joueurs qui ne sont pas sur la feuille de match et qui l'étaient avant: Cameron Woki, Boris Palu, Peato Mauvaka... On a pris le temps d'expliquer nos choix. Avant d'annoncer l'équipe aux joueurs. Nous discutons avec eux assez tôt, dès le lundi. Les joueurs savent exactement ce qu'on attend d'eux et ce qu'ils sont en capacité de produire", a ajouté le sélectionneur.

L'histoire de Poirot avec le XV du Poireau n'est de toute façon pas très positive: quatre matches, quatre titularisations mais quatre défaites, dont le quart de finale de Coupe du monde d'Oita. Celui qui devait apporter son expérience au Principality Stadium de Cardiff ira finalement à Clermont.

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