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Mode à Milan: Armani contre les tendances

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Milan (AFP)

"Les tendances de mode n'existent pas ! Et elles ne doivent pas exister !" A 85 ans, le maître de mode italien Giorgio Armani a commenté de cette manière son défilé Emporio Armani automne-hiver 2020 au troisième jour de la Fashion Week de Milan.

Teint toujours hâlé, t-shirt noir, pantalon gris, baskets blanches, tout comme sa chevelure, le styliste milanais a le sens de la formule et n'a pas peur des mots.

"Plutôt que de vouloir absolument identifier des tendances, il faut aller en profondeur, comprendre pourquoi un créateur fait telle ou telle proposition, sans essayer de les relier ensemble", a-t-il ajouté.

Pour sa ligne de prêt-à-porter Emporio Armani, plus jeune et casual, le créateur a cherché à insuffler cette exigence, celle de la qualité – avec des silhouettes moins streetwear qu'à l'accoutumée.

Le point de départ est le noir, "la seule couleur acceptable, celle qui donne une allure", selon Armani qui note: "lorsque je passe dans la rue et que je regarde les personnes qui attendent l'autobus, la personne la mieux habillée dans le lot est toujours celle qui est habillée en noir !".

Dans sa palette, il introduit aussi des gris, du blanc et noir à travers les tissus pied de poule, prince de galles, tandis que le défilé s'achève sur des verts jade ou boisé.

- "un peu de jugeote" -

Les silhouettes alternent les contrastes: long/court, large/serré, stricte/frivole. "J'ai voulu créer une collection qui donne la liberté à toutes les femmes de s'habiller avec un peu de jugeote, en choisissant les pièces qui vont avec leur mentalité et avec leur corps".

Au risque de s'empêtrer dans les formules, le styliste termine: "évitons le ridicule. Ensuite on va raconter que les femmes sont violées dans un coin mais les femmes sont en permanence violées par les stylistes".

"Quand une femme marche dans la rue et voit une affiche publicitaire avec une femme seins nus, postérieur bien en vue, peut-être aura-t-elle envie de se montrer de la même façon vulgaire pour suivre la mode et c'est donc la responsabilité du styliste qui ne la respecte pas et d'une certaine manière, la maltraite", assène Armani.

Dans l'après-midi, les défilés devaient se poursuivre avec Marni et en fin de soirée, le show toujours très attendu de Versace.

Lors de la dernière saison, en septembre, la présence surprise de l'actrice et chanteuse américaine Jennifer Lopez en guest star sur le podium avait fait exploser les compteurs de réputation et de publications sur les réseaux sociaux de la marque qui a cumulé 3,7 millions d'interactions sur les cinq jours de Semaine de la Mode, avec un pic le jour du défilé (étude Blogmeter publiée après la fashion week de septembre.)

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