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Coronavirus : deux premières victimes européennes en Italie

Un premier foyer autochtone italien de Covid-19 a été identifié à Codogno, près de Lodi, dans la région italienne de Lombardie, le 21 février 2020.
Un premier foyer autochtone italien de Covid-19 a été identifié à Codogno, près de Lodi, dans la région italienne de Lombardie, le 21 février 2020. © Reuters

 L'Italie est le premier pays européen à enregistrer des cas mortels de coronavirus parmi ses ressortissants, avec un deuxième décès annoncé samedi, obligeant les autorités à confiner une dizaine de villes du nord du pays pour tenter de contenir la maladie.

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L'Italie a enregistré, samedi 22 février, un deuxième mort du coronavirus, la seconde victime européenne au moment où le nombre de contaminations bondit hors de Chine, l'OMS appelant à la mobilisation contre une maladie qui a déjà touché 77 000 personnes dans le monde.

La deuxième victime européenne, une Italienne, était hospitalisée depuis une dizaine de jours en Lombardie (nord), la région autour de Milan, ont indiqué les agences d'information italiennes, qui n'ont pas précisé l'âge de la victime.

Un premier décès en Italie, celui d'un maçon retraité de 78 ans, avait été annoncé dans la nuit.

Une trentaine de cas d'infection ont été répertoriés jusqu'à présent sur le sol italien, dont plus de 25 en Lombardie où plus d'une dizaine de villes ont été placées en semi-confinement depuis vendredi.

La première personne morte en Europe après avoir été infectée par le Covid-19, apparu en décembre à Wuhan (centre de la Chine), était un touriste chinois originaire de la province du Hubei, dont Wuhan est le chef-lieu. Cet homme de 80 ans était décédé, à Paris, le 14 février.

En dehors de la Chine continentale (sans Hong Kong et Macao), plus de 1 300 contaminations ont jusqu'à présent été recensées - notamment en Corée du Sud et au Japon.

L'analyse de notre correspondante à Rome Natalia Mendoza

Ailleurs dans le monde, les foyers de la maladie ont continué d'essaimer, avec vendredi un premier cas confirmé au Liban et en Israël, et deux morts supplémentaires en Iran (quatre au total). 

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d'alarme vendredi : "Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l'épidémie". Mais la "fenêtre de tir se rétrécit", a-t-il averti, déplorant le manque de soutien financier international.

En Chine, le nombre de cas baisse 

En Chine continentale, en revanche, pays de très loin le plus meurtri par la pneumonie virale, l'heure est au ralentissement. Les autorités sanitaires ont annoncé, samedi matin, 109 nouveaux décès, contre 118 la veille, pour un total national de 2 345.

Le chiffre quotidien des nouveaux cas de contamination au coronavirus en Chine est en plus forte baisse encore, avec 397 nouveaux cas contre près de 900 vendredi.

Cette baisse intervient après que les responsables du Hubei ont reçu instruction de réviser certains de leurs chiffres de ces derniers jours pour dissiper des "doutes" sur les données concernant l'évolution de la maladie. Il s'agit de la dernière modification en date de la méthode de comptage après plusieurs autres, ce qui complique quelque peu le suivi de l'épidémie.

Officiellement, le nombre des contaminations sur l'ensemble de la Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) est de plus de 76 000.

En dehors de la Chine continentale et des deux cas en Europe, douze décès ont été recensés : 4 en Iran, 2 à Hong Kong, 2 à bord du paquebot Diamond Princess placé en quarantaine au Japon, et une personne dans quatre pays asiatiques (Corée du Sud, Japon, Philippines et Taïwan).

Un peu plus de 1 300 contaminations ont par ailleurs été recensées dans le monde en dehors de la Chine continentale.
 

Avec AFP

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