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Minuit trente au Louvre, dernière chance d'admirer la plus grande expo Léonard

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Paris (AFP)

Il est minuit trente et devant la pyramide du Louvre une foule de visiteurs se presse pour entrer au musée. Ce week-end de nocturnes c'est la dernière chance pour des milliers de gens d’admirer la plus grande exposition Léonard de Vinci jamais réalisée.

"Je t’avais dit qu’il fallait réserver", s’exclame Lauraine Faux, alors que son ami Antoine Fauquet cherche le post Instagram où il a vu l’annonce de la nocturne du Louvre. "C’est quand même assez humiliant de se dire qu'on se fait refuser des boîtes de nuit et ensuite d’un musée", rétorque un ami, Paul Medina, le sourire en coin.

L’exposition Léonard de Vinci n’a rien a envier aux boîtes parisiennes à la mode en termes de fréquentation. Alors que le musée organise ses premières nocturnes de 21h à 8h30 pour la fin de l’exposition qui a ouvert ses portes le 24 octobre, 30.000 places ont été réservées du 21 au 23 février. En à peine trois heures, tous les billets s’étaient envolés sur le site web.

Pour la famille Tadjouri, les conditions parfaites sont réunies pour voir cette exposition unique: les horaires, la gratuité, mais surtout l’atmosphère qu’offre le musée la nuit. "L’ambiance est feutrée, assez particulière. C’est exclusif", décrit la mère, Cherifa, les yeux pétillants devant "La Bataille d’Anghiari".

En début de soirée, la foule est très variée. Plus les heures avancent, plus les tout petits et les aînés vont se coucher pour laisser place aux jeunes oiseaux de nuit, comme sur une terrasse de bistrot.

- "Comme à la maison" -

Sauf qu’à la place d’une pinte, les visiteurs boivent thé et café accompagné de madeleines: une petite douceur comprise dans la visite.

"Ce qu’on a voulu faire dans cette exposition, c’est accueillir le public", indique le président du Louvre, Jean-Luc Martinez. Une façon de faire sentir les gens "comme à la maison", ajoute-t-il.

Dans le grand hall, Odile Poitier, 32 ans, déguste sa tasse tout en partageant son ressenti après deux heures de visite. Accompagnée de son frère et de ses meilleurs amis elle a réussi à avoir six places de justesse. "C’est vrai que parfois après les expos on a plutôt envie de rentrer chez soi, alors que là on peut papoter, on n’est pas pressé par le temps, on est plus décontracté", s’enchante-t-elle.

C’est sous la structure lumineuse de la pyramide qui se dessine dans le ciel sombre que la magie opère. Dans la salle d’exposition, de nuit, comme de jour, les salles sont bondées.

Malgré tout, Jinhui Xu, Panni Lorin et Cora Yuan, trois jeunes travailleuses chinoises à Paris, ont adoré leur expérience. "C’est très bien organisé", indique Cora qui travaille dans l’industrie du luxe à Paris. "Nous avons pu voir toutes les oeuvres d’assez près", renchérit-elle.

La nuit promet d’être encore longue pour les 40 agents mobilisés pour faire fonctionner le musée. "Les gens relous arrivent à partir de quatre heures du matin", lâche le chef d’équipe de la sécurité, Rafik Boussa.

Pour l’instant, il ne remarque que de la bonne humeur. "Les gens sont sympas. Tant qu’ils sont cools, on est cool", dit-il en accueillant les gens en faisant attention à l’horaire qui figure sur leur billet pour qu’il n’y ait pas une trop grosse affluence de visiteurs.

L’exposition compte 162 oeuvres réunies à l'issue d'un travail titanesque de dix ans et des demandes de prêt un peu partout dans le monde, auprès de la reine d’Angleterre qui a prêté 24 dessins, du British Museum, du Vatican et de l'Italie notamment.

A l'issue de négociations entre pays et entre musées, Rome a accepté de prêter plusieurs dessins dont le célèbre "Homme de Vitruve", œuvre fragile conservée à la Galerie de l'Académie à Venise.

Seulement onze des quelque vingt tableaux attribués au maître sont exposés. Mais ils sont magistralement mis en valeur par le reste des œuvres qui les environnent et contribuent à en expliquer la genèse.

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