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Primaires démocrates : le vote des minorités, principal enjeu du scrutin du Nevada

Le marathon des primaires du Parti démocrate qui s'étendront jusqu'en juin pour désigner l'adversaire de Donald Trump à la présidentielle américaine du 3 novembre prochain fait étape, samedi 22 février, dans le Nevada.
Le marathon des primaires du Parti démocrate qui s'étendront jusqu'en juin pour désigner l'adversaire de Donald Trump à la présidentielle américaine du 3 novembre prochain fait étape, samedi 22 février, dans le Nevada. © Bridget Bennett, AFP

Les électeurs démocrates du Nevada sont appelés, samedi, à choisir leur candidat pour défier Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. Un test pour les candidats dans cet État où la population reflète mieux la démographie des États-Unis, que celle de l'Iowa et du New Hampshire, où se sont déroulés les deux précédents caucus.

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Après l'Iowa et le New Hampshire, le troisième scrutin des primaires démocrates a lieu au Nevada, samedi 22 février. Un vote qui pourrait encore accroître la dynamique de Bernie Sanders ou bien renforcer l'un des candidats plus modérés pour enrayer son ascension, avant l'avalanche du "Super Tuesday", le 3 mars, lorsque quatorze États voteront.

La course est encore longue jusqu'à l'investiture du candidat qui portera les couleurs démocrates face au républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle du 3 novembre.

Mais l'élan pris dans le Nevada, puis en Caroline du Sud – le 29 février –, pourrait être déterminant. Contrairement à l'Iowa et au New Hampshire, cet État désertique a une population cosmopolite qui s'aligne davantage sur l'ensemble des États-Unis, composée d'un tiers d'habitants hispaniques (29 %), de 10 % d'afro-américains et de 9 % d'Américains d'origine asiatique et des îles du Pacifique. 

>> À lire : Au New Hampshire, les candidats montrent les crocs

Une différence qui pourrait affecter les candidats modérés Pete Buttigieg et Amy Klobuchar, qui arrivent avec le vent en poupe mais qui sont moins populaires chez les minorités.

L'ancien vice-président Joe Biden, deuxième dans les sondages du Nevada et à l'échelle nationale, espère bénéficier de son plus grand soutien chez les minorités, après deux résultats humiliants.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a, quant à elle, repris pied dans la course grâce à une bonne performance lors d'un débat, mercredi, à Las Vegas.

Comme l'Iowa, le Nevada organise des "caucus" pour ses primaires, des assemblées d'électeurs qui exprimeront publiquement leur choix de candidat à partir de midi (20 h GMT) sur quelque 2 000 sites.

Bernie Sanders optimiste malgré une polémique sur une possible ingérence de la Russie

Après le chaos dans la publication des résultats en Iowa début février, les démocrates du Nevada cherchent à tout prix à éviter un même fiasco en simplifiant le mode de recensement des scores.

Plus de 75 000 électeurs ont déjà voté lors de scrutins anticipés dans cet État, selon le parti démocrate, dont une majorité participait pour la première fois à ces primaires, ce qui pourrait présager une forte mobilisation.

>> À lire : Le New Hampshire offre une victoire serrée à Bernie Sanders et une percée à Amy Klobuchar

Fort de ses deux excellents résultats dans l'Iowa et le New Hampshire, Bernie Sanders, très populaire chez les jeunes séduits par son programme résolument à gauche, martèle qu'une bonne mobilisation le favorise.

Pour le contrer cette fois, ses rivaux tentent de profiter de la controverse opposant le syndicat des employés de la restauration – très puissant dans les casinos de Las Vegas – aux partisans du socialiste. Les révélations embarrassantes publiées vendredi soir sur une possible ingérence de la Russie en faveur du sénateur socialiste pourraient aussi contrarier sa candidature. 

Michael Bloomberg fait l'impasse sur le Nevada

De son côté, le multi-milliardaire Michael Bloomberg fait l'impasse sur les premiers États pour entrer en lice lors du "Super Tuesday". Malgré cela, la fortune de l'ancien maire de New York lui a permis de se hisser à la troisième place dans la moyenne des sondages nationaux, à l'aide de spots publicitaires financés avec déjà plus de 360 millions de dollars depuis novembre.

Ses rivaux l'accusent sans relâche de vouloir "acheter" l'élection. Déjà plombé par des accusations polémiques, cet ex-républicain essuie aussi des critiques nourries depuis sa piètre performance lors de son premier débat, mercredi.

>> À lire : Débat démocrate : Michael Bloomberg, cible de toutes les attaques

Celui dont la fortune est estimée à plus de 50 milliards de dollars s'est dit prêt, vendredi, à affranchir d'accords de confidentialité qu'elles ont signé plusieurs femmes l'accusant d'avoir tenu des propos sexistes. 

"Si cela se passe comme ça pour un débat démocrate, il est assez probable que Trump n'en fera qu'une bouchée", a jugé Bernie Sanders sur la chaîne CBS.

Avec AFP et AP

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