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Salon de l'agriculture : Emmanuel Macron face aux inquiétudes des professionnels

Emmanuel Macron rencontre des agriculteurs de l'Aubrac lors du 57e Salon international de l'agriculture, à Paris, le 22 février 2020.
Emmanuel Macron rencontre des agriculteurs de l'Aubrac lors du 57e Salon international de l'agriculture, à Paris, le 22 février 2020. © Ludovic Marin, AFP

Emmanuel Macron est allé, samedi matin, inaugurer le 57e Salon international de l'agriculture à Paris, où il a exprimé son soutien aux professionnels du secteur. Ces derniers lui ont fait par de leurs inquiétudes, aussi bien sur la remise en cause de leurs pratiques agricoles ou la pérennité de la Politique agricole commune.

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Passage obligé pour tout président de la République en exercice, Emmanuel Macron s'est rendu, samedi 22 février au matin, à l'inauguration du 57e Salon international de l'agriculture à Paris dans un contexte d'inquiétude de la part des professionnels du secteur.

"Nous sommes derrière nos agriculteurs et nos paysans. Ce sont nos paysans qui nous nourrissent chaque jour. On doit être fiers de notre agriculture française", a déclaré le président dans les allées du centre des expositions de la porte de Versailles. "On lui demande (à l'agriculture) des changements très profonds pour l'environnement, la qualité, la sécurité alimentaire et elle est au rendez-vous de ces changements".

Le chef de l'tat est arrivé vers 8 h 15 à la Porte de Versailles, où il a eu un premier échange d'une demi-heure avec des jeunes agriculteurs et des représentants de la FNSEA, dont sa présidente, Christine Lambert.

>> À lire : Animaux, visiteurs, tonnes de fumier... Le Salon international de l'agriculture en cinq chiffres

Il a évoqué avec eux les motifs d'inquiétude du monde agricole, dont les distorsions de concurrence, l'impact des normes phytosanitaires ou les inquiétudes sur le maintien de la Politique agricole commune (PAC), les controverses sur l'environnement et le bien-être animal ou encore l'"agribashing" – le dénigrement que les agriculteurs disent ressentir.

La Politique agricole commune victime du Brexit ?

"Je sais pouvoir compter sur l'ensemble du monde paysan pour réussir cette transformation (...) tout en gardant une agriculture forte, pour réussir à réduire nos pesticides, le faire de manière apaisée, réconciliée et en permettant à nos paysans d'avoir leur revenu", a insisté Emmanuel Macron, soulignant que "rien ne doit justifier des actions contre nos paysans". À ce sujet, il a promis d'être "intraitable" sur le sujet.

Réunis jeudi et vendredi en sommet extraordinaire à Bruxelles, les dirigeants européens n'ont pas réussi à s'entendre sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 de l'Union européenne. Les 27 s'opposent sur le montant de l'enveloppe budgétaire au moment où le départ du Royaume-Uni va amputer – de l'ordre de 75 milliards d'euros – le budget communautaire sur les sept prochaines années, mais aussi sur la répartition des dépenses publiques.

>> À voir : Salon de l'agriculture : le monde rural sous pression

La France défend les subventions communautaires à l'agriculture que d'autres États membres veulent réduire pour réorienter les dépenses européennes vers de nouvelles priorités, à commencer par la lutte contre le dérèglement climatique, mais aussi la gestion des flux migratoires et la transition de l'économie vers le numérique.

"Nous avons obtenu des premières améliorations sur ce volet pour défendre nos paysans (...) mais elles sont à nos yeux encore insuffisantes", a déclaré Emmanuel Macron vendredi soir à l'issue du sommet de Bruxelles. "Nous avons refusé un mauvais accord sur la PAC, nous n'avons pas sacrifié la Politique agricole commune et je l'ai dit très clairement : ça n'est pas la Politique agricole commune qui peut payer pour le Brexit".

Avec Reuters

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