Accéder au contenu principal

XV de France: le festival Ntamack

Publicité

Cardiff (Royaume-Uni) (AFP)

Un essai, un sans-faute face aux poteaux, un jeu au pied millimétré et même un sauvetage défensif: Romain Ntamack a joué au pays le Galles (27-23) samedi un récital décisif dans la quête du premier Grand Chelem français depuis dix ans.

Il compte "s'installer" au poste de N.10 en Bleu et s'en donne tous les moyens. Élégant, la tête haute et le regard déterminé, Ntamack a offert au Millennium Stadium de Cardiff, où la France n'avait plus gagné depuis 2010, une performance en or, sur tous les fronts.

Omniprésent jusqu'à la 75e minute, quand il sort le souffle coupé, écrasé par un Gallois, c'est depuis le banc de touche qu'il entend la voix du speaker annoncer aux quelque 80.000 spectateurs qu'il est l'homme du match.

Sous le toit fermé de la cocotte-minute en plein coeur de la capitale galloise, on avait promis l'enfer aux Français. Dans cette enceinte sans vent, où la Marseillaise et les "Allez les Bleus" n'étaient pas rare, c'était plutôt le paradis pour Ntamack, auteur d'un 100% au tir (5 sur 5).

- Chandelle lumineuse -

C'est avec une chandelle que le Toulousain débute les festivités. Un haut coup de pied bien tapé, à la tombée duquel Teddy Thomas perturbe les Gallois pour permettre à Anthony Bouthier, à l'affût, de filer à l'essai entre les poteaux.

La transformation aisée réussie (7e, 7-3), Ntamack enchaîne avec sa première pénalité, loin d'être évidente cette fois sur la ligne droite (19e, 10-3).

Dans le jeu, Ntamack continue de distribuer au pied. Après une percée de Bouthier et de Virimi Vakatawa, le jeune ouvreur change le jeu à gauche toute pour trouver Gaël Fickou, qui aplatit. Si l'essai est refusé pour un en-avant, l'action met une fois encore en lumière la précision du N.10.

Non impliqué sur l'essai en force de Willemse, dans le côté fermé après une touche, Ntamack transforme à nouveau, donnant onze points d'avance (33e, 17-6).

S'ensuit une période douloureuse pour les Français, qui enchaînent les pénalités et sont logiquement punis (carton jaune de Grégory Alldritt, 40e+1). Ils résistent néanmoins avant la pause (17-9), mais craquent à la reprise, face au pilier Dillon Lewis. A la 48e, les Gallois sont à un point (16-17) et la malédiction du Millennium n'est pas loin.

Alors que les Gallois insistent, redoublent les passes, jouent au large côté gauche, Ntamack brille cette fois par sa lecture du jeu: à la moitié de terrain, il intercepte une passe et part sprinter vers l'en-but gallois. Une vitesse de pointe qui rappelle son essai contre l'Italie, quand l'éclair Ntamack avait également frappé (35-22).

- "Un régal" -

"C'est 50-50, soit il y a essai pour nous, soit essai pour eux. Je le tente, il y a une part de chance mais c'est très bien parce qu'on était sur un temps faible, ça nous remet la tête hors de l'eau et ça les enfonce", raconte le N.10, pour qui c'était "un régal de jouer" samedi.

Auteur de 17 points samedi, l'ouvreur prend les commandes du classement des meilleurs marqueurs du Tournoi avec 39 points, devant sons vis-à-vis gallois Dan Biggar (33 points).

"Il a bien joué, très très bien joué", a reconnu, dépité, le sélectionneur des Gallois Wayne Pivac après le match.

Il faut dire que le buteur s'est transformé en sauveur, à la 65e minute, couvrant bien en position de dernier homme pour empêcher Tomos Williams de marquer.

Sorti en touche sur cette action, il garde le ballon entre les mains. Un zeste de malice qui lui vaut un petit accrochage avec Williams. Ntamack s'énerve un instant, attrape au col son adversaire, mais finit par se replacer avec, aux lèvres, le sourire de la victoire.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.