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Coronavirus : Bruxelles veut éviter le contrôle des frontières au sein de l'UE

Le code Schengen sur les frontières autorise le rétablissement temporaire de contrôles.
Le code Schengen sur les frontières autorise le rétablissement temporaire de contrôles. © Jean-Christophe Verhaegen, AFP

Face à la flambée de cas du nouveau coronavirus en Italie, la Commission européenne ne souhaite pas dans l'immédiat le rétablissement de contrôles aux frontières à l'intérieur de l'UE. Mais cette décision reste à l'initiative des États membres.

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Alors que l’épidémie de coronavirus s’étend en Italie, la Commission européenne a déclaré, lundi, qu'elle n'était pas favorable au rétablissement des contrôles aux frontières à l’intérieur de l’Union européenne.

"À l'heure actuelle, notre recommandation aux États membres n'inclut pas la réintroduction de contrôles aux frontières internes", a déclaré, lundi 24 février, Adalbert Jahnz, un porte-parole, lors d'un point presse quotidien, tout en indiquant que cette décision reste à l'initiative des États membres.

Le code Schengen sur les frontières autorise le rétablissement temporaire de contrôles, "mais toute décision devrait être prise à certaines conditions", a prévenu de son côté le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarcic. Ainsi, une telle décision doit être "basée sur une évaluation des risques crédible et des preuves scientifiques", être "proportionnée" et "prise en coordination avec les autres", a expliqué le Slovène.

Aucun pays n'a pour l'instant notifié à la Commission avoir pris une telle décision à cause du nouveau coronavirus, selon la Commission européenne. Les liaisons ferroviaires par le col du Brenner, un important point de transit entre Autriche et Italie, avaient été interrompues dimanche soir en raison de doutes sur l'état de santé de deux passagères, mais le trafic a repris après des tests négatifs.



"Nous devons être vigilants"

De son côté, la commissaire à la Santé Stella Kyriakides a souligné que dans une situation comme celle-ci "il ne s'agit pas juste de regarder les points d'entrée dans un pays parce qu'on ne peut pas détecter toutes les personnes à risque de développer la maladie".

"Pour l'instant, nous devons être vigilants", a-t-elle ajouté. Elle a annoncé qu'une mission de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) se rendra mardi en Italie.

La Commission a salué la réponse "rapide" des autorités italiennes, avec qui elle est en contact constant. "Nous sommes convaincus que l'Italie a les personnels expérimentés et les structures efficaces en place pour répondre à cette épidémie de manière coordonnée", a déclaré Janez Lenarcic.

La Commission a demandé à l'Italie de mettre à jour son évaluation des risques et les scénarios possibles. L'ECDC est en train de passer en revue les plans d'urgence des États membres. "Nous allons faire tout notre possible pour soutenir les États membres, pour faire face à la situation. Nous devons y faire face sérieusement, mais nous ne devons pas céder à la panique ou à la désinformation", a plaidé Stella Kyriakides.

La Commission a annoncé la mobilisation de plus de 230 millions d'euros dans la lutte contre l'épidémie, dont 100 millions pour la recherche de vaccins et de traitement.


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Avec AFP

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