Coronavirus : la Chine interdit le commerce d'animaux sauvages

La Chine a décidé, lundi 24 février, d'interdire "complètement" et immédiatement le commerce et la consommation d'animaux sauvages, une pratique suspectée dans la propagation du nouveau coronavirus.
La Chine a décidé, lundi 24 février, d'interdire "complètement" et immédiatement le commerce et la consommation d'animaux sauvages, une pratique suspectée dans la propagation du nouveau coronavirus. © AFP - Dale de la Rey
5 mn

Pangolins et autres serpents ne seront désormais plus vendus sur les étals des marchés chinois. Pékin a décidé, lundi, d'en interdire le commerce et la consommation car un animal sauvage est probablement à l'origine du nouveau coronavirus.

Publicité

Les animaux sauvages vont être "complètement" interdits en Chine. À l'origine de la propagation du Covid-19, le comité permanent du Parlement chinois s'est réuni, lundi 24 février, et a approuvé une proposition visant à "abolir la mauvaise habitude de surconsommer des animaux sauvages et protéger efficacement la santé et la vie de la population", a rapporté la télévision d'État.

Pour tenter d'enrayer l'épidémie meurtrière de pneumonie virale qui serait partie d'un marché où étaient vendu des animaux sauvages pour la consommation humaine, la Chine avait adopté fin janvier une directive interdisant temporairement ce commerce, "jusqu'à la fin de la situation épidémique nationale".

Mais il avait rapidement repris. Des organisations militant pour la protection des animaux accusent la Chine de tolérer un commerce caché d'animaux exotiques utilisés pour la cuisine ou la médecine traditionnelle.

La source exacte du nouveau coronavirus n'a pas encore été confirmée. Les scientifiques soupçonnent un mammifère et ont tour à tour suspecté les chauve-souris, les pangolins ou d'autres animaux.

La grand-messe du Parti communiste suspendue

Dans le même temps, la Chine a reporté sine die la session annuelle de son parlement, un bouleversement rarissime dans la mécanique bien huilée du régime communiste. La session plénière de l'Assemblée nationale populaire (ANP) devait s'ouvrir comme tous les ans le 5 mars pour une de ces grand-messes censées afficher l'unité du pays, à grand renfort de drapeaux rouges et de votes à la quasi-unanimité.

Mais l'apparition du coronavirus, qui a contaminé 77 000 personnes, dont 2 500 mortellement, a bouleversé le calendrier. Une nouvelle date sera annoncée ultérieurement, a indiqué le comité permanent de l'ANP, cité par la télévision nationale. La décision était attendue, depuis l'annonce la semaine dernière d'une proposition de report.

>> À lire aussi : La Corée du Sud en état d'urgence, les voisins de l'Iran se protègent

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine