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La Bourse de Paris perd 3,55%, succombe au stress lié au coronavirus

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris continuait de chavirer lundi à la mi-journée (-3,55%) face aux développements inquiétants de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus qui gagne du terrain du hors de Chine.

A 13H45 (12H45 GMT), l'indice CAC 40 dégringolait de 214 points à 5.815,57 points, dans un volume d'échanges de 3,5 milliards d'euros. Vendredi, l'indice parisien avait clôturé en baisse de 0,54%.

La cote parisienne a ouvert en forte baisse et creusé ses pertes au fil de la journée.

Wall Street s'orientait également vers une ouverture en territoire négatif. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average se repliait de 2,52%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 2,38% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 2,61%.

Le coronavirus a déjà tué près de 2.600 personnes en Chine continentale et une trentaine ailleurs dans le monde.

Les acteurs économiques redoutent son impact sur la croissance mondiale.

Si la plupart des cas d'infections concernent toujours la Chine, l'épidémie de coronavirus a gagné du terrain ailleurs ces derniers jours. La Corée du Sud et l'Iran comptent respectivement le plus grand nombre de cas de contamination et de décès en dehors de Chine.

Au Moyen-Orient et en Asie centrale, plusieurs pays ont annoncé de premiers cas de contamination: Afghanistan, Bahreïn, Koweït et Irak.

"Les craintes sur le front du coronavirus ont secoué les marchés européens" alors qu'une cinquième personne est décédée en Italie, observe David Madden, analyste pour CMC Markets.

Dans la troisième économie de la zone euro, la fermeture de lieux publics dans 11 villes placées en quarantaine a "fait frissonner les investisseurs", "la crise sanitaire devenant un problème majeur en Europe", poursuit-il.

Ces inquiétudes face à l'accélération de la propagation hors de Chine "devraient continuer d'alimenter la prudence", note pour sa part Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finances.

- ArcelorMittal plus forte baisse du CAC -

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a averti dimanche que la crise "pourrait mettre en péril la reprise" mondiale, lors d'une réunion ministérielle du G20 en Arabie Saoudite.

En Chine, seules 30% environ des PME ont repris leur activité, a indiqué lundi Tian Yulong, haut responsable du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information. Et ce alors que les PME, tous secteurs confondus, représentent 60% de l'économie chinoise.

En Allemagne, le moral des entrepreneurs a stagné en février, gagnant tout juste 0,1% en un mois. L'indicateur Ifo qui donne un avant-goût de l'activité économique est ressort à 96,1 points en février alors que les analystes tablaient sur une légère baisse à 95,9 points.

L'ensemble des 40 plus grosses valorisations composant l'indice parisien du CAC 40 était teinté d'écarlate. Les secteurs très exposés à la Chine -- minier, automobile, tourisme et luxe continuaient de dévisser le plus.

En première ligne, l'action du géant mondial de la sidérurgie ArcelorMittal plongeait de 8,01% à 13,80 euros, suivi de près par StMicroelectronics (-7,17% à 26,27 euros), Peugeot (-7,05% à 17,79 euros) et Accor (-6,94% à 35,83 euros).

Plus forte baisse du SBF 120, Air France-KLM dégrindolait de 10,5% à 8,12 euros.

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