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Wall Street dégringole à l'ouverture, vent de panique autour du coronavirus

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New York (AFP)

La Bourse de New York s'effondrait à l'ouverture lundi, les investisseurs s'inquiétant d'un ralentissement économique mondial de longue durée du fait de la recrudescence des cas liés au coronavirus hors de Chine.

Vers 14H55 GMT, le Dow Jones Industrial Average dégringolait de 2,64% à 28.228,13 points. L'indice vedette de la place new-yorkaise s'affiche désormais en baisse par rapport à son niveau du début de l'année.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, tombait de 2,88%, à 9.301,18 points. Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, abandonnait lui 2,48%, à 3.254,86 points.

Signe de l'intérêt des investisseurs pour les actifs jugés moins risqués, le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américains dégringolait, lui, à 1,369%, contre 1,471% à la clôture de vendredi. Une baisse des taux sur le marché obligataire est synonyme d'une hausse des prix des obligations et donc d'une hausse de la demande.

Certains observateurs s'inquiétaient de voir le taux obligataire à 10 ans éventuellement passer sous celui des obligations à 2 ans, qui baissait également très fortement.

Ce phénomène, connu sous le nom d'"inversion de la courbe des taux", est généralement l'indicateur avancé d'une récession.

Également considéré comme une valeur refuge, l'or montait pour sa part de près de 2% et s'affichait au plus haut depuis 2013 à 1675,74 dollars l'once.

Wall Street avait terminé nettement dans le rouge vendredi, affectée par les incertitudes persistantes entourant l'épidémie de pneumonie virale et des indicateurs décevants sur l'économie américaine: sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones avait perdu 1,4% et le Nasdaq 1,6%.

Les organisations internationales s'inquiètent de la hausse du nombre de cas à l'extérieur de la Chine, notamment en Corée du Sud et en Iran, mais aussi en Italie, où 5 morts et 165 cas de contamination ont été recensés.

"La racine du problème est la peur naissante que la paralysie qui a frappé l'économie chinoise ait des conséquences ailleurs, ce qui infligerait un nouveau coup à la croissance mondiale, à la hausse des bénéfices des entreprises et aux perspectives", estime Patrick O'Hare, de Briefing.

Directement concernées par l'impact du coronavirus, qui menace les vols internationaux, les grandes compagnies aériennes américaines étaient à la peine lundi en début de séance: Delta s'enfonçait de 6,3%, American Airlines de 6,2% et United de 4,7%.

Apple, qui fabrique et écoule une grande partie de ses iPhones en Chine, voyait son titre perdre 3,0%.

Interrogé sur la chaîne d'informations financières CNBC, le milliardaire américain Warren Buffet n'a toutefois pas manifesté trop d'inquiétude sur l'impact de long-terme du coronavirus.

"Je ne pense pas que ça devrait affecter ce qu'il se passe sur le marché des actions, mais pour le genre humain, cela fait peur lorsqu'il y a une pandémie", a concédé M. Buffett.

"Nous achetons des entreprises pour 20 ou 30 ans. Nous les achetons intégralement ou en partie... et nous estimons que les perspectives à 20 ou 30 ans ne seront pas modifiées par le coronavirus", a également affirmé le patron de la holding Berkshire Hathaway.

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