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Fariba Adelkhah, la chercheuse française détenue en Iran, admise à l'hôpital

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah en février 2019 dans l'émission "Le monde dans tous ses États" de France 24 et France Info.
La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah en février 2019 dans l'émission "Le monde dans tous ses États" de France 24 et France Info. © France 24 / France Info

Détenue à Téhéran depuis juin, l'universitaire française Fariba Adelkhah a été hospitalisée dans la prison d'Evin où elle est incarcérée, à la suite d'une grave détérioration de son état de santé.

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L'état de santé de la chercheuse française Fariba Adelkhah, détenue en Iran depuis juin, se dégrade. Son avocat, Me Saïd Dehqan, a indiqué mardi 25 février qu'elle avait été admise à l'hôpital de la prison d'Evin où elle est incarcérée à Téhéran.

Cette anthropologue franco-iranienne avait mis fin à la mi-février à une grève de la faim d'environ deux mois pour protester contre ses conditions de détention et, selon son avocat, son hospitalisation semble liée aux conséquences de cette épreuve sur son organisme. Elle pourrait contracter le nouveau coronavirus, présent à Téhéran, s'est-il inquiété.

Fariba Adelkhah et son compagnon Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l'Afrique, qui était venu la rejoindre pour une visite privée, avaient été arrêtés par les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime, le 5 juin 2019 à l'aéroport de Téhéran.

Un procès fixé au 3 mars

Tous deux sont poursuivis depuis pour menace à la "sûreté nationale" et "propagande" contre le régime, des accusations forgées de toutes pièces selon leur comité de soutien. Leur procès a été fixé au 3 mars à Téhéran et doit se tenir devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Détenue à la prison d'Evin, à Téhéran, Fariba Adelkhah avait entamé une grève de la faim le 24 décembre pour réclamer leur libération "et plus largement le respect de la liberté académique", selon ce comité.

Ce dernier demande sans relâche leur libération. Les deux chercheurs ont d'ailleurs reçu lundi 24 février la médaille d'honneur de la ville de Strasbourg, dans laquelle ils ont étudié.

Paris ne cesse de réclamer leur libération, mais face à ces demandes, l'Iran dénonce régulièrement ce qu'il présente comme une ingérence dans ses affaires intérieures. Téhéran ne reconnaît pas la double nationalité. Les arrestations d'étrangers en Iran, notamment binationaux, accusés souvent d'espionnage, se sont multipliées depuis le retrait unilatéral, en 2018, des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de dures sanctions américaines contre Téhéran.

Avec AFP

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