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Italie: le virus en Toscane et Sicile, des ministres européens à Rome

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Rome (AFP)

De nouveaux cas du coronavirus, qui touchait jusqu'ici essentiellement le nord de l'Italie, ont été détectés en Toscane (centre) et en Sicile (sud), ont annoncé mardi les autorités, qui accueillent à Rome une réunion des ministres de la Santé des pays voisins pour adopter des règles communes.

Ces cas confirmés sont toutefois peu nombreux: la Toscane en compte deux à Florence et Pistoia, et la Sicile une seule, une touriste originaire de Bergame (Lombardie, nord-ouest) qui se trouvait dans un hôtel à Palerme et dont le mari a été testé négatif. Le groupe avec lequel elle voyageait a été mis en quarantaine, mais seules les personnes de l'hôtel qui ont été en contact avec la touriste ont été placées en isolement.

Lundi, le Premier ministre Giuseppe Conte avait reconnu un dysfonctionnement dans un hôpital local ayant favorisé la contagion.

- "A nos portes" -

"Il y a eu une gestion au niveau d'une structure hospitalière pas complètement appropriée (...) et cela a certainement contribué à la diffusion", a-t-il déploré pour expliquer la diffusion du virus en Italie, le pays européen le plus touché et le troisième au monde après la Corée du Sud et la Chine.

Le principal foyer de l'épidémie a été identifié à Codogno, près de Lodi, à 60 km au sud de Milan. C'est dans cette localité de 15.000 habitants qu'avait été hospitalisé, mercredi dernier, Mattia, un cadre de 38 ans considéré comme le "patient 1", d'où découle la majorité des cas recensés en Lombardie.

L'autre zone la plus touchée est la Vénétie (région de Venise) avec 38 cas (+5 par rapport à lundi), où avait été enregistré le tout premier décès d'un ressortissant italien (et européen) vendredi.

En amont d'une réunion entre l'Italie et ses pays voisins, le Premier ministre a averti que "des limitations" à la libre circulation des Italiens de la part d'Etats étrangers seraient "injustes" et "inacceptables".

"Nous ne pouvons pas l'accepter", a-t-il affirmé. "L'Italie peut laisser voyager tranquillement ses citoyens parce que nous sommes un pays qui a pris des mesures efficaces et qui dispose d'un système de santé excellent".

Quatre pays frontaliers participeront à la réunion ainsi que la Croatie (frontière maritime), l'Allemagne, l'Union européenne et une équipe de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé). L'objectif est de définir des "lignes d'action communes" face à l'épidémie, alors que les pays européens ont jusqu'ici réagi en ordre dispersé.

La France a édicté une série de recommandations pour les personnes revenant du nord de l'Italie, en leur demandant notamment d'éviter "toute sortie non indispensable". Ces recommandations portent sur les 14 jours suivant le retour, durée jugée suffisante pour couvrir la période d'incubation du virus.

L'épidémie de coronavirus "est à nos portes", a averti mardi le ministre français Olivier Véran avant son départ pour Rome. "On ne ferme pas les frontières car ça n'aurait pas de sens".

Londres a aussi demandé à ses ressortissants revenant de ces zones de rester isolés chez eux et de se faire connaître auprès des services de santé.

- "Mission impossible" -

Un cordon sanitaire a été mis en place autour de onze communes du nord de l'Italie comptant 52.000 habitants, placées en stricte quarantaine. Les lieux publics y sont fermés, sauf les supermarchés et les pharmacies de garde.

Dans plusieurs régions et villes comme Milan et Venise, toutes les écoles sont fermées, ainsi que les entreprises, les musées, bibliothèques, et cinémas, seuls les services publics restant ouverts.

La progression du coronavirus a aussi conduit le monde du sport à bouleverser sa programmation. Des matches de la Ligue Europa et du championnat d'Italie se tiendront ainsi à huis clos.

Un cinéma italien sur deux est fermé et la production du prochain volet "Mission Impossible", avec l'acteur américain Tom Cruise en vedette, a été interrompue en Italie, où étaient prévues trois semaines de tournage à Venise.

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