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La Bourse de Paris s'enfonce un peu plus (-0,44%), lestée par la propagation du coronavirus

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris perdait encore du terrain (-0,44%) mardi en début d'après-midi après une tentative de sursaut avortée en début de séance, toujours lestée par la propagation au-delà des frontières chinoises du coronavirus.

A 13H34 (12H34 GMT), l'indice CAC 40 perdait 25,46 points à 5.766,41 points, dans un volume d'échanges étoffé de 2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en très fort recul de 3,94%.

La cote parisienne a ouvert en légère hausse avant de s'enfoncer à nouveau, les dernières nouvelles au sujet de l'épidémie n'offrant pas de soulagement.

"Le rebond en Europe n'a pas duré longtemps ce matin" et "l'esprit des investisseurs reste largement préoccupé par la crise sanitaire en Italie", a résumé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Deux nouvelles régions italiennes, la Toscane et la Sicile, ont recensé des cas de contamination au nouveau coronavirus, a annoncé mardi la Protection civile, en faisant état d'un nouveau bilan total de 283 cas dans le pays.

Deux mois après l'apparition du nouveau coronavirus dans le centre de la Chine, l'épidémie s'est accélérée lundi à travers le globe, l'OMS évoquant un risque de "pandémie", sur fond de dégringolade des marchés financiers inquiets pour l'économie mondiale.

L'OMS a notamment jugé "très préoccupante (...) l'augmentation soudaine" de nouveaux cas en Italie, en Corée du Sud et en Iran, où même le vice-ministre de la Santé a été infecté. L'OMS a cependant observé un recul en Chine, pays d'origine de la maladie, depuis début février.

"Après une période de résilience", les investisseurs "ont brutalement réagi à des nouvelles qui rendent plus probable que l'épidémie chinoise se transforme en pandémie, potentiellement mondiale", ont souligné de leur côté les économistes d'Aurel BGC.

"Il est vrai que le passage de l'un à l'autre des risques ne génère pas les mêmes risques économiques", ont ajouté ces experts, Christian Parisot et Jean-Louis Mourier.

Du côté des indicateurs, l'économie allemande a bien stagné fin 2019, le produit intérieur brut restant immobile (+0,0%) au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent.

En France le climat des affaires est resté stable en février par rapport au mois précédent.

Outre-Atlantique, la confiance des consommateurs en février est également à l'agenda.

- Matières premières en berne -

En termes de valeurs, le secteur des matières premières continuait à souffrir, à l'instar de CGG qui perdait 6,52% à 2,50 euros, Vallourec 3,38% à 1,97 euro ou Eramet 3,11% à 28,37 euros.

Carrefour prenait en revanche la tête de l'indice CAC 40 (+1,43% à 15,95 euros), profitant du relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par Morgan Stanley.

EDF profitait aussi (+1,24% à 13,47 euros) de la montée de la sienne à "acheter" par Goldman Sachs.

Coface reculait de 3,34% à 11 euros dans la foulée de l'annonce de la cession de 29,5% de son capital par la banque Natixis (+0,35% à 4,26 euros) à l'assureur américain Arch Capital Group, pour près de 500 millions d'euros.

Oeneo perdait 2,99% à 12,96 euros. Le fonds britannique Polygon Global Partners, deuxième actionnaire du fabricant français de bouchons et tonneaux, a indiqué lundi dans un courrier à l'Autorité des marchés financiers (AMF) ne pas souhaiter vendre ses parts dans le cadre de l'offre publique d'achat (OPA) lancée récemment, jugeant le prix par action proposé "sous-évalué".

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