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Les agriculteurs "ont peur" de la politique de Macron, selon Marine Le Pen

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Paris (AFP)

Les agriculteurs "ont peur" de la politique d'Emmanuel Macron à leur égard et craignent que le président "n'ait pas le courage ni la volonté de défendre le niveau des subventions" de la politique agricole commune (PAC), a estimé mardi Marine Le Pen.

M. Macron "ferait mieux de retarder un peu son entrée en campagne présidentielle parce que ce dont les agriculteurs ont peur aujourd'hui, c'est de sa politique à lui", a déclaré la présidente du Rassemblement national lors d'une visite au Salon de l'agriculture, à Paris.

Les agriculteurs craignent notamment que le président français "n'ait pas le courage, ni la volonté de défendre le niveau des subventions et ne puisse pas empêcher la baisse massive (du budget) de la PAC au bénéfice d'autres politiques (comme) le Green deal, les migrants...", a ajouté la dirigeante d'extrême droite, entre selfies et visites aux différents stands, s'attardant longuement à ceux de l'Outre-mer, territoires qui avaient très majoritairement placé le RN en tête aux élections européennes.

Le chef de l'État était revenu vendredi de Bruxelles - où se négociait le budget de l'UE pour 2021-2027 - sans accord sur le maintien de l'enveloppe de la Politique agricole commune (PAC) dont il a fait sa priorité, les 27 pays de l'Union n'ayant pu s'entendre.

"Les agriculteurs sont passionnés mais malheureusement, ils ont le sentiment que le gouvernement a fait une croix sur eux", a dénoncé Mme Le Pen, qui veut "sortir l'agriculture des accords de libre-échange" parce que "la nourriture, c'est un bien particulier".

Marine Le Pen a aussi "jugé très durement le mensonge qui a été fait aux agriculteurs sur le niveau de leur retraite", après que Emmanuel Macron a jugé samedi qu'il était "impossible" de revaloriser les pensions de retraite actuelles des agriculteurs à 85% du Smic.

Un vendeur de cornes de gazelle fabriquées en France propose ses produits à Marine Le Pen: "merci d'y goûter et merci de favoriser la diversité en France, c'est ce que vous aimez, non?". "La diversité ? (...) Moi ce que j'aime, c'est l'emploi français", lui a répondu la cheffe du RN.

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