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La Bourse de Paris limite ses pertes à mi-séance (-0,38%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris restait affectée (-0,38%) mercredi à la mi-journée par les craintes suscitées par la propagation de l'épidémie causée par le nouveau coronavirus et ses répercussions à venir sur l'ensemble de l'économie mondiale, mais relativisait quelque peu.

A 14H02 (13H02 GMT), l'indice CAC 40 perdait 21,6 points à 5.658,02 points, dans un volume d'échanges de 3,2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en forte baisse (-1,94%).

Après avoir ouvert en recul, la cote parisienne a connu un coup de chaud, perdant furtivement plus de 2% en milieu de matinée, mais limitait ses pertes depuis. L'indice est tombé jusqu'à 5.526,14 points dans la matinée, un plus bas depuis le 10 octobre 2019.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir en ordre dispersé. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average se repliait de 0,08%, celui de l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,08% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,13%.

"La Chine, épicentre de la crise, souffre encore et les investisseurs s'inquiètent de voir l'Europe se retrouver dans une situation similaire bientôt", constate David Madden, analyste pour CMC Markets.

La pneumonie virale continuait mercredi de se répandre dans le monde, même si la propagation du virus semblait ralentir en Chine, qui compte environ 78.000 personnes contaminées dont plus de 2.700 sont mortes.

En Europe, l'Italie est le pays européen le plus touché, avec douze décès et plus de 300 personnes contaminées. En France, trois nouveaux cas ont été recensés, dont un mortel, un homme de 60 ans décédé à Paris.

Le nouveau coronavirus est apparu mardi dans trois nouveaux pays européens: Autriche, Suisse et Croatie, ainsi qu'en Algérie. Un premier cas de contamination a été détecté mercredi en Grèce.

La diffusion du coronavirus en Italie et en Europe est "un motif d'inquiétude", mais "nous ne devons pas tomber dans la panique", a déclaré mercredi à Rome la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides.

La responsable européenne a toutefois averti que "les systèmes de santé devaient se préparer à une augmentation des cas et à bien se coordonner".

"Les craintes d'une pandémie ont secoué les marchés actions et les valeurs du transport aérien peinent le plus", observe M. Madden.

- Peugeot en tête du CAC 40 -

Le secteur européen du voyage et du tourisme était particulièrement affecté, à l'instar d'Accor (-2,33% à 34,40 euros).

En revanche, Peugeot SA progressait de 6,28% à 18,80 euros après un bénéfice net record en 2019, en hausse de 13,2% à 3,2 milliards d'euros.

Europcar Mobility Group bondissait de 8,49% à 3,60 euros, porté par une prévision de "progression forte" de son bénéfice net en 2020.

Danone montait de 0,68% à 68,04 euros. Le groupe a revu à la baisse ses objectifs pour 2020 et prévoit un impact de 100 millions d'euros de l'épidémie de coronavirus sur ses ventes au premier trimestre, la Chine étant son deuxième marché.

Hermès reculait de 0,66% à 659,80 euros alors que le groupe a estimé qu'il était "encore trop tôt" pour évaluer l'impact du coronavirus sur son activité, après une nouvelle année record en 2019.

BioMérieux dévissait de 8,46% à 85,45 euros, le groupe visant pour 2020 une progression des ventes un peu plus faible, comprise cette fois-ci entre 5 et 7% à taux de change et périmètre constants.

Thales gagnait 3,60% à 94,42 euros grâce à un bénéfice net de 1,122 milliard d'euros en 2019, en hausse de 14%.

Edenred bénéficiait (+2,29% à 49,49 euros) de résultats robustes en 2019 dont un bénéfice net en hausse de 22,9%.

Suez grappillait 0,39% à 15,35 euros après des résultats qui ont nettement progressé en 2019, affichant de nouveau des objectifs de croissance pour 2020, première année d'application de son nouveau plan stratégique.

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