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Mondiaux de cyclisme sur piste: Vigier et Thomas pièces maîtresses des Bleus

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Paris (AFP)

Deux pièces maîtresses dans le groupe des Bleus: Sébastien Vigier pour le sprint, Benjamin Thomas pour l'endurance, mènent l'équipe de France dans les Championnats du monde de cyclisme sur piste, de mercredi à dimanche, au vélodrome de Berlin.

Vingt-et-un ans après la razzia française lors des précédents Mondiaux de Berlin (7 titres sur un maximum de 12 possible !), la piste française cherche à renouer avec sa gloire passée. Et, plus encore, préparer au mieux l'objectif des JO-2020 de Tokyo (24 juillet-9 août), plus que jamais dans les têtes à cinq mois de l'échéance.

"Je n'ai pas forcément un objectif de médaille même si on en a tous", concède Mathilde Gros, médaillée de bronze l'an passé mais à la progression enrayée ces derniers temps.

"S'il y en a une tant mieux, sinon il faut aller le plus loin possible dans chaque discipline pour marquer le plus de points". Et assurer définitivement les fameux quotas pour Tokyo.

Vigier, lui aussi, fait référence aux Jeux quand il doit privilégier une épreuve dans les trois inscrites à son programme en sprint: "La vitesse par équipes bien sûr. C'est là qu'on a de grandes chances de médaille. Dans l'objectif des JO, ce sera le plus important."

- Intouchables Pays-Bas -

"On a fait des tests, ce sont les meilleurs qu'on ait eu à l'entraînement depuis qu'on est ensemble. J'espère qu'on pourra descendre à 42 sec 6 ou moins, on se rapprocherait beaucoup des Britanniques", ajoute-t-il. En sachant que les Pays-Bas risquent fort d'être intouchables et les Britanniques en progression sensible à l'image de Jason Kenny, le double champion olympique de vitesse, expert pour revenir en forme au bon moment.

A Berlin, dans l'enceinte conçue par l'architecte français Dominique Perrault et ouverte en 1997, le sprint néerlandais fait peur. Harrie Lavreysen, le jeune (22 ans) tenant du titre n'a pas enlevé le classement général de la Coupe du monde remporté par le Polonais Mateusz Rudyk. Mais, à chacune de ses trois apparitions, il s'est imposé en battant en finale le même adversaire, son compatriote Jeffrey Hoogland. Avec Roy van den Berg au démarrage pour la vitesse par équipes et Matthijs Buchli tenant du titre du keirin, les "Oranje" ont les cartes en main.

Contrainte de se satisfaire d'un seul titre l'année passée, grâce à l'irréprochable Quentin Lafargue sur la discipline non-olympique du kilomètre, la délégation française attend cette fois beaucoup de l'endurance. De Thomas surtout, capable de briller à la fois sur l'omnium et l'américaine comme lors des Mondiaux 2017 (deux fois médaillé d'or).

Si le rappel de Corentin Ermenault renforce le quatuor de la poursuite par équipes (mais le quota olympique est quasi-inaccessible), c'est bien le champion de France du contre-la-montre qui possède les meilleures chances malgré la concurrence aiguisée (Viviani, C. Meyer, van Schip et Stewart dans l'omnium). Avec, dans l'américaine, Donavan Grondin (19 ans) préféré à Bryan Coquard et Morgan Kneisky. L'entraîneur national Steven Henry a prévenu: "Si la paire de Berlin est très concluante, ça peut être un grand pas en avant." Pour Tokyo, encore et toujours.

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