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OL - Juventus Turin : quand le coronovirus s'invite sur le terrain de foot

Les joueurs de l'Olympique lyonnais à l'entraînement à la veille de la rencontre face à la Juventus Turin, le 25 février 2020 à Lyon.
Les joueurs de l'Olympique lyonnais à l'entraînement à la veille de la rencontre face à la Juventus Turin, le 25 février 2020 à Lyon. © Eric Gaillard, Reuters

Les inquiétudes liées au coronavirus s'invitent, mercredi, à Lyon avant le huitième de finale de Ligue des champions entre l'OL et la Juventus Turin. Près de 3 000 supporters transalpins sont attendus dans le Rhône, malgré l'épidémie qui sévit dans le nord de l'Italie.

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L’épidémie de coronavirus qui sévit en Italie provoque des craintes autour de la rencontre, qui oppose mercredi 26 février l'Olympique lyonnais à la Juventus Turin en huitième de finale aller de Ligue des champions.

Plusieurs figures de l'opposition ont critiqué ce déplacement de supporters. "Je crois qu'il n'est pas raisonnable de les accueillir et que nous sommes encore confrontés là à une incohérence de la part du gouvernement", a ainsi dénoncé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur France Inter.

"Partisan d'un principe de précaution", le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a jugé sur Cnews qu'il aurait fallu au moins "interdire" leur arrivée, dénonçant une gestion "totalement irresponsable" et "une forme d'incohérence" : les enfants rentrant d'Italie sont mis en quarantaine mais on "fait venir au moins 3 000 personnes" d'"une zone à très haut risque".

À gauche, Ségolène Royal a estimé sur France 2 que cette décision "paraît incohérente" et que "l'opinion ne la comprend pas". "Peut-être que le gouvernement a des informations qu'en tout cas le public n'a pas, mais je pense que pour éviter le déclenchement de panique, il faut considérer que le peuple français est mature, qu'il a la capacité de comprendre, à condition qu'il ait le sentiment qu'on lui dit" les choses, a insisté l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007.

Des élus LREM de Lyon et son agglomération ont aussi demandé au ministre de la Santé d'interdire la venue des supporters italiens. "Il nous semble qu'une mesure visant à interdire aux supporters visiteurs d'assister à ce match de football pourrait permettre de limiter considérablement les risques de propagation", écrivent les députés Thomas Rudigoz, Jean-Louis Touraine et Danièle Cazarian dans une lettre adressée, mardi, au ministre de la Santé Olivier Véran et diffusée mercredi sur Twitter.

"Il n'y a pas lieu d'empêcher ces personnes de se rendre" au match

En réponse, gouvernement et majorité ont défendu la décision d'autoriser les supporters italiens à venir en France. "Aujourd'hui, les experts de veille sanitaire et de santé publique disent qu'il n'est pas nécessaire" d'interdire leur venue, a souligné sur BFMTV Gabriel Attal, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale. "Est-ce que le virus circule activement à Turin ? Non. Est-ce qu'il circule activement dans la région de Turin ? Non", a-t-il argumenté.

Aurore Bergé, députée et porte-parole de LREM, fait valoir le fait que les consignes données de part et d'autre de la frontière italienne sont les mêmes, à savoir "ne pas voyager, voire rester en isolement" selon les symptômes, et qu'"il n'y a pas de raison que les personnes soient moins raisonnables" en Italie.

"Il n'y a pas lieu d'empêcher ces personnes de se rendre" au match, a finalement répété le ministre de la Santé Olivier Véran, en soulignant qu'il n'y avait pas de malade enregistré dans la région de Turin, qui n'était pas classée comme zone à risques.

Interrogé lors du compte-rendu du conseil des ministres sur les accusations d'"incohérence", alors que des mesures de précaution ont été prises pour les enfants revenant des deux régions italiennes les plus touchées (Lombardie et Vénétie), le ministre a jugé qu'il s'agissait de "deux questions différentes".

"Il n'y a pas de malades identifiés à Turin", ni dans la région du Piémont, et la ville du nord de la péninsule "se situe à 200 kilomètres des zones dites à risque italiennes", a souligné Olivier Véran. "Nous prenons des décisions qui sont fondées sur un rationnel scientifique et médical, (...) fondées sur les faits, sur les données", a-t-il insisté.

Il a également précisé que les supporters italiens seraient "dans une tribune dédiée" et qu'un "système d'information rapprochée" serait mis en place, à la fois avec des messages d'information à l'oral dans le stade et la distribution de "documents écrits qui comporteront toutes les informations d'usage" concernant la surveillance de température, la nécessité d'alerter le "15" en cas de symptômes et des informations "d'ordre organisationnel".

Avec AFP

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