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Syrie : 14 pays de l'UE appellent la Turquie et la Russie à la "désescalade" à Idleb

La ville de Maarat Misrin, dans la province d'Idleb en Syrie, après une frappe aérienne du régime de Bachar al-Assad le 25 février 2020.
La ville de Maarat Misrin, dans la province d'Idleb en Syrie, après une frappe aérienne du régime de Bachar al-Assad le 25 février 2020. © Abdulaziz Ketaz, AFP

Les chefs de la diplomatie de 14 pays de l'UE ont appelé, mercredi, Moscou et Ankara à la "désescalade" dans la province rebelle syrienne d'Idleb, théâtre d'une grave catastrophe humanitaire, dans une tribune publiée dans le Monde.

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Quatorze ministres des affaires étrangères de pays membres de l'Union européenne ont demandé, mercredi 26 février, au gouvernement syrien, ses alliés russes, ainsi qu'à la Turquie de mettre fin à leur offensive dans la province d'Idleb. Ils exigent le retour aux termes de l'accord de cessez-le feu de 2018, dans une tribune publiée par le Monde.

Les 14 ministres, dont le Français Jean-Yves Le Drian et l'Allemand Heiko Maas, ont également averti que la lutte contre le "terrorisme" invoquée par Moscou, qui soutient l'offensive militaire du régime du président syrien Bachar al-Assad dans la province, ne pouvait justifier "les violations massives du droit international humanitaire".

"Nous appelons la Russie à poursuivre les négociations avec la Turquie, afin d'aboutir à une désescalade à Idleb et de contribuer à une solution politique", écrivent les signataires.

Tensions grandissantes entre la Turquie et la Russie

Outre une grave crise humanitaire, la progression des forces syriennes à Idleb a provoqué une crise avec la Turquie, qui appuie des groupes rebelles, et des frictions entre Ankara et Moscou. Les deux pays avaient conclu en 2018 à Sotchi, en Russie, un accord prévoyant la fin des combats et l'érection de postes d'observation turcs dans la région d'Idleb, mais cet arrangement a volé en éclats ces dernières semaines et les deux parties se rejettent la responsabilité de son implosion.

>> À lire – Syrie : la crise d'Idleb, un test pour la "lune de miel" russo-turque

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a martelé, mercredi, que son pays ne ferait pas "le moindre pas en arrière" à Idleb et réitéré son ultimatum aux forces du régime syrien de se retirer de certaines positions d'ici fin février.

Mardi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a, pour sa part, rejeté les appels au cessez-le-feu, estimant que ce serait une "capitulation face aux terroristes".

"Nous sommes parfaitement lucides sur la présence de groupes radicaux à Idleb. Nous ne prendrons jamais à la légère le problème du terrorisme : nous le combattons avec détermination", ont relevé les signataires de la tribune.

"Mais la lutte contre le terrorisme ne peut pas, ne doit pas, justifier les violations massives du droit international humanitaire", ont-ils souligné.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont demandé l'organisation d'un sommet sur la Syrie avec leurs homologues turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine.

Les signaires de la tribune sont les chefs de la diplomatie des Pays-Bas, d'Irlande, de Pologne, d'Allemagne, d'Italie, de Belgique, d'Espagne, de France, du Portugal, de Finlande, du Danemark, de Suède, de Lituanie et d'Estonie.

Avec AFP

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