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Coronavirus : les États-Unis sont prêts à faire face, affirme Donald Trump

S'exprimant lors d'une conférence de presse à la Maison
blanche, le 26 février 2020, Donald Trump a déclaré que les autorités sanitaires se préparaient à faire tout le nécessaire pour contenir l'épidémie de Covid-19.
S'exprimant lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, le 26 février 2020, Donald Trump a déclaré que les autorités sanitaires se préparaient à faire tout le nécessaire pour contenir l'épidémie de Covid-19. © Carlos Barria, REUTERS

Donald Trump a tenté, mercredi, de rassurer la population américaine et les marchés financiers, inquiets par la propagation du coronavirus, en indiquant que les États-Unis étaient parés à toutes les situations. Il a en outre désigné son vice-président Mike Pence pour coordonner la lutte contre la maladie. 

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"Le risque pour la population américaine demeure très faible", a assuré, Donald Trump, mercredi 27 février, lors d’une conférence de presse à la Maison blanche, avec Mike Pence et des représentants des autorités sanitaires à ses côtés.

Il a toutefois ajouté que la propagation du coronavirus n'était pas "inévitable" aux États-Unis, avant de poursuivre : "Il se répandra probablement, il est possible qu'il se répande. Cela pourrait être à un niveau très faible, ou à un niveau plus large. Peu importe ce qui se produit, nous sommes totalement préparés".

>> À lire : Selon l'OMS, le monde "n'est pas prêt à faire face" au coronavirus

Le Pr Anthony Fauci, à la tête de l'Institut national des allergies et maladies infectieuses, a déclaré que bien que le virus était contenu aux États-Unis, les Américains devaient se préparer à une potentielle épidémie alors que les transmissions se propagent au-delà de Chine, où est apparu le virus en décembre. "S'il y a une pandémie, alors nous serons presque à coup sûr affectés", a-t-il dit à la chaîne de télévision CNN.

 


La chutes des bourses américaines

Le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a annoncé avoir confirmé un cas d'infection en Californie d'une personne n'ayant pas voyagé hors des États-Unis ni été exposée à un patient connu, une première dans le pays. Les circonstances de cette contamination restent à déterminer.

Le maire de New York, Bill de Blasio, a appelé le gouvernement à aider la ville à se procurer 300 000 masques de protection supplémentaires. Aucun cas de contamination n'a été signalé à New York, où les autorités ont annoncé un plan destiné à fournir quelque 1 200 lits d'hôpitaux si nécessaire.

Sur fond de craintes d'une propagation de l'épidémie, les bourses américaines ont marqué un repli pour une cinquième journée consécutive.

Donald Trump a déclaré à la Maison blanche qu'il n'était pas prêt à instaurer de nouvelles restrictions de voyage pour des pays comme la Corée du Sud et l'Italie, qui font face à une flambée des cas de contamination - mais il n'a pas pu exclure cette éventualité.

Le département d'État américain a relevé le niveau d'alerte pour la Corée du Sud et a conseillé aux ressortissants américains de revoir tout projet de voyage dans le pays. Le CDC, qui avait préalablement déconseillé aux Américains de se rendre en Chine et en Corée du Sud, a revu à la hausse ses avertissements pour l'Iran et l'Italie.

Trump accuse les médias d’attiser les craintes

Le secrétaire aux Services sanitaires et humanitaires, Alex Azar, a déclaré que 59 cas de contamination ont été confirmés aux États-Unis, parmi lesquels 42 ressortissants rapatriés du navire de croisière Diamond Princess placé en quarantaine dans le port japonais de Yokohama.

Donald Trump, qui ambitionne d'être réélu en novembre prochain, est de plus en plus inquiet face au recul des marchés financiers américains, qu'il considère comme le baromètre de la santé de l'économie du pays et importante pour sa campagne.

Le président américain a déclaré aux journalistes réunis à la Maison blanche que les craintes liées au coronavirus avaient affecté les marchés, mais il a aussi reproché aux candidats à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle d'avoir fait peur aux investisseurs. "Je pense que les marchés financiers sont très inquiets quand ils regardent les candidats démocrates se ridiculiser sur scène", a-t-il ajouté, en référence aux débats organisés dans le cadre des primaires démocrates.

Plus tôt dans la journée, le président américain avait également accusé deux chaînes de télévision câblées, CNN et MSNBC, de présenter le danger du coronavirus sous le plus mauvais jour possible et d'inquiéter les marchés financiers.

Avec AFP

 

 

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