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Le Chili lance la campagne pour le référendum constitutionnel

Des manifestants expriment leur soutien à l'adoption d'une nouvelle Constitution, le 26 février à Santiago
Des manifestants expriment leur soutien à l'adoption d'une nouvelle Constitution, le 26 février à Santiago © Martin Bernetti, AFP

La campagne électorale pour le référendum du 26 avril au Chili sur un changement de Constitution a débuté mercredi. La consultation populaire de 1988, historique, avait ouvert la voie à une transition démocratique et entériné la fin du régime militaire.

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Une nouvelle constitution figurait en bonne place dans les revendications des manifestants. La campagne électorale pour le référendum du 26 avril au Chili a débuté mercredi 26 février.

Plus de 14 millions de Chiliens seront appelés à se prononcer pour ou contre la rédaction d'une nouvelle Constitution en remplacement de l'actuelle, votée en 1980, en pleine dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

"Tant de larmes et tant de sang ont été versés"

Le dernier référendum dans le pays, sur des changements constitutionnels, remonte à 1989. Un an auparavant, le référendum historique de 1988 avait ouvert la voie à une transition démocratique et entériné la fin du régime militaire.
Outre les demandes pour plus de justice sociale, un changement de Constitution figure en bonne place dans les revendications des manifestants depuis le début de la contestation sociale le 18 octobre.

Les partis de gauche défendent le vote en faveur du "Apruebo" (je suis d'accord), tandis que la majorité des partis de la coalition de droite au pouvoir et ceux de l'extrême droite militent pour le "Rechazo" (je rejette), selon l'alternative qui sera proposée aux électeurs lors de la consultation.

"Tant de larmes et tant de sang ont été versés pour que nous puissions avoir une nouvelle Constitution", a déclaré à l'AFP Camilo Sanchez, président des Jeunesses communistes, lors d'un premier rassemblement de campagne à Santiago.

Deux questions

De l'autre côté du spectre politique, le Parti républicain (extrême droite) a également lancé sa campagne. "La seule façon de gagner en avril est que nous nous mobilisions une fois de plus", affirme le parti dans un encart publié dans plusieurs médias locaux.

Au sein de la coalition gouvernementale de droite du président Sebastian Piñera, les avis sont partagés, notamment au sein de Rénovation nationale, l'ex-parti du président. Le chef de l'État, pour l'heure, ne s'est pas prononcé.

Le 15 novembre, près d'un mois après le déclenchement d'une crise sociale sans précédent qui a fait une trentaine de morts, la coalition gouvernementale et les principaux partis d'opposition étaient parvenus à un accord historique sur l'organisation d'une consultation par référendum.

Le jour du vote, les Chiliens devront répondre à deux questions : l'une sur le remplacement ou non de la Constitution et l'autre, le cas échéant, sur la méthode pour la rédiger. La campagne électorale prendra fin le 23 avril.

Avec AFP

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