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Antidopage: devant le Conseil d'Etat, nouvelle déconvenue pour Clémence Calvin

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Paris (AFP)

Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi l'un des recours de la marathonienne Clémence Calvin dans l'affaire de son refus de contrôle antidopage au Maroc, qui lui vaut d'être suspendue quatre ans, donnant peu de crédit à la version de la Française sur les faits.

La vice-championne d'Europe du marathon 2018 a écopé en décembre dernier d'une suspension de quatre ans pour cet épisode, survenu le 27 mars 2019 à Marrakech où elle s'entraînait, ce qui lui barre la route des JO de Tokyo-2020 et aux championnats d'Europe d'athlétisme à Paris, cet été.

La Française a fait plusieurs recours devant le Conseil d'Etat, qui a rejeté vendredi celui qu'elle avait déposé contre la suspension provisoire prononcée à son encontre le 25 avril 2019. Calvin, 29 ans, et l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), ont toujours tenu des versions irréconciliables sur l'incident du 27 mars.

L'athlète s'est toujours défendue d'avoir fui un contrôle, assurant au contraire avoir été agressée dans la rue par un étrange trio dont le meneur, l'ancien directeur des contrôles de l'AFLD Damien Ressiot, se serait présenté comme un policier français.

Pour le Conseil d'Etat, "les rapports établis" par les deux autres "agents assermentés indiquent qu'ils ont abordé dans la rue Mme Calvin, le 27 mars à 17 heures 55, ont décliné leur identité et la raison de leur présence, mais que celle-ci, après avoir dans un premier temps semblé disposée à se prêter au contrôle, a gagné une salle de sport où se trouvait son compagnon (Samir Dahmani), puis a pris la fuite en courant avec le concours de celui-ci et n'a pas réapparu le soir à son domicile entre 20 heures et 21 heures".

"Si Mme Calvin conteste que les intéressés se soient prévalus de la qualité d'agents de l'AFLD et lui aient notifié leur intention d'effectuer des prélèvements et si elle indique avoir quitté les lieux pour conduire à la pharmacie son enfant qui aurait chuté du fait d'un de ces agents, les éléments qu'elle produit au soutien de ses allégations ne sont pas de nature à remettre en cause les constatations opérées par des agents assermentés, qui, contrairement à ce qui est soutenu, ne sont pas entachées d’incohérences ou de contradictions", poursuit le Conseil d'Etat.

L'instance a également ordonné à Clémence Calvin de verser 3.000 euros à l'AFLD au titre des frais de procédure. La Française a aussi déposé un recours contre sa suspension de 4 ans, qui n'a pas encore été examiné.

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