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La Bourse de Paris toujours fièvreuse (-2,53%) à la mi-journée

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris continuait d'évoluer en très fort repli (-2,53%) vendredi à la mi-journée, passée sa dégringolade initiale, dans un marché réévaluant avec fracas les conséquences économiques de l'épidémie de Covid-19, dont la propagation se poursuit hors de Chine.

A 14H15 (13H15 GMT), l'indice CAC 40 s'enfonçait de 139,09 points à 5.356,51 points après être tombé jusqu'à 5.242,60 points, un plus bas depuis le 15 août 2019. La veille, il avait déjà accusé de lourdes pertes de 3,32%.

Entre vendredi dernier et son plus bas du jour, l'indice phare de la place de Paris a chuté de 13%.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir sur une baisse mesurée après avoir dévissé de plus de 4% la veille. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average se repliait de 0,65%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,76% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,81%.

Après un plongeon de plus de 3% à l'ouverture, la cote parisienne a accru ses pertes dans la matinée, avant de remonter un peu la pente.

"La panique boursière se poursuit, les investisseurs étant terrifiés que la crise sanitaire entraîne un arrêt de l'activité économique à travers l'Europe", a indiqué dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets. "L'infection se propage à travers l'Europe continentale et plus particulièrement en Allemagne."

Un millier de personnes ont été placées en quarantaine dans l'ouest de l'Allemagne, un pays qui compte désormais 53 cas confirmés, selon les autorités sanitaires vendredi.

Si la Chine était jusqu'à peu l'unique foyer mondial de coronavirus, le risque s'est démultiplié avec l'émergence de nouveaux pays-sources comme la Corée du Sud, l'Iran et l'Italie.

"Nous sommes à un moment décisif", a déclaré le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant qu'au cours des deux derniers jours, le nombre quotidien de nouvelles personnes contaminées dans le monde avait été supérieur à celui enregistré en Chine, qui continue de diminuer grâce aux mesures de quarantaine.

"Aucun pays ne doit penser qu'il n'aura aucun cas chez lui. Ce serait une erreur fatale, littéralement. Le virus ne respecte pas les frontières", a-t-il averti.

En France, où 38 cas ont été recensés, le gouvernement a annoncé vendredi de nouvelles mesures pour aider les entreprises et les salariés.

Pour les entreprises, le coronavirus sera "considéré comme un cas de force majeure", a annoncé le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, à l'issue d'une réunion avec les partenaires sociaux au ministère du Travail.

Du côté des indicateurs, la croissance française a été légèrement revue à la hausse à 1,3% pour 2019, mais la consommation des ménages a chuté de 1,1% en janvier.

Dans l'Hexagone toujours, les prix à la consommation ont eux augmenté de 1,4% en février, légèrement moins qu'en janvier (1,5%).

En Allemagne, les chiffres d'inflation pour février sont également au programme, comme le rapport annuel 2019 de la Banque fédérale.

Outre-Atlantique, sont encore attendus les dépenses et revenus des ménages ainsi que l'inflation du mois de janvier, avant la confiance des consommateurs de l'Université du Michigan pour février.

- Bonne résistance du luxe -

Côté valeurs, la quasi-intégralité du CAC 40 et du SBF 120 voyaient rouge.

Lagardère plongeait de 9,91% à 15,63 euros, plombé par une perte nette de 15 millions d'euros lors de son exercice 2019.

Le secteur aérien accusait également le coup, à l'instar d'ADP (-6,54% à 3,46 euros) et d'Air France-KLM (-4,36% à 7,06 euros).

Korian, le numéro un européen des maisons de retraite, chutait de 4,98% à 40,82 euros malgré l'annonce d'un bénéfice net 2019 en hausse de 10,4% des résultats conformes à ses objectifs, grâce à des acquisitions et à une diversification croissante de ses activités.

A l'inverse, Saint-Gobain limitait plutôt ses pertes (-2,30% à 32,28 euros), le groupe ayant publié des résultats 2019 en hausse, avec une croissance des ventes et des bénéfices, soutenus par une amélioration de la rentabilité.

Les valeurs défensives ou semi-défensives comme celles liées aux biens de consommation ou au luxe résistaient également: Casino grappillait 0,14% à 35,11 euros, LVMH 0,35% à 371,15 euros et Rémy Cointreau 0,59% à 93,30 euros.

Bureau Veritas s'enfonçait en revanche de 3,54% à 22,09 euros après avoir revu jeudi en baisse une partie de ses objectifs 2020 en raison de "la situation de force majeure liée au Covid-19".

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