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Suspension de huit ans pour le nageur chinois Sun Yang, accusé de dopage

Le Chinois Sun Yang avant la finale du 800 m nage libre des championnats du monde de Gwangju, en Corée du Sud, le 24 juillet 2019.
Le Chinois Sun Yang avant la finale du 800 m nage libre des championnats du monde de Gwangju, en Corée du Sud, le 24 juillet 2019. AFP

Sun Yang, l'icône sportive de la natation chinoise, a écopé, vendredi, de huit ans de suspension pour avoir détruit à coups de marteau un échantillon lors d'un contrôle antidopage inopiné datant de septembre 2018.

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Douche froide pour la star de la natation chinoise. Sun Yang a été suspendu huit ans, vendredi 28 février, par le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour la destruction à coups de marteau d'un échantillon lors d'un contrôle antidopage inopiné, en septembre 2018, a annoncé le TAS. "Sun Yang est suspendu huit ans, à compter de la décision du TAS", a indiqué le tribunal dans un communiqué.

Sun Yang, triple champion olympique et sacré onze fois champion du monde, se voit ainsi privé, à 28 ans, des Jeux olympiques de Tokyo, l'été prochain.

Un recours encore possible

En revanche, ses titres remportés postérieurement au contrôle rocambolesque, notamment les médailles d'or des 200 et 400 m libre à Gwangju (Corée du sud) en juillet 2019, "ne sont pas retirées rétroactivement", a précisé le secrétaire général du TAS, Matthieu Reeb.

Sun Yang peut encore faire un recours contre sa suspension devant le tribunal fédéral suisse et demander que sa suspension ne soit pas exécutée le temps qu'une décision définitive soit rendue, mais ce sera au tribunal fédéral de décider.

"Il pisse violet"

Premier chinois sacré champion olympique de natation chez les hommes (Londres-2012, 400 et 1500 m), Sun Yang risquait de deux à huit ans de suspension. Il avait déjà été suspendu trois mois pour un contrôle positif à un stimulant (trimétazidine) en 2014.

Deux ans plus tard, Sun Yang décrochait de nouveau un titre olympique, à Rio, sur 200 mètres nage libre, et décrochait une médaille d'argent en 400 mètres nage libre. Des résultats qui avaient provoqué la colère de certains de ses adversaires, à l'instar de Camille Lacourt. Le nageur français avait alors reproché à Sun Yang de "pisser violet" en référence aux substances dopantes qu'il était soupçonné de prendre. Sur son compte Instagram, Camille Lacourt a repris vendredi l'annonce de la suspension de Sun Yang en ajoutant la mention "Un pas vers le sport propre". 

Un autre champion français, Yannick Agnel, notamment champion olympique sur 200 mètres nage libre aux Jeux de Londres en 2012, a, lui, réagi à la décision du TAS en pensant à tous ceux qui ont été battus par Sun Yang dans les bassins. 

   

L'affaire de l'échantillon détruit a atterri devant le Tribunal arbitral du sport après un recours de l'Agence mondiale antidopage (AMA) contre une précédente décision controversée de la Fédération internationale de natation (Fina), qui avait blanchi le nageur sur un vice de forme et subit un sévère camouflet avec cette décision du TAS.

La relaxe avait permis à Sun Yang de participer aux mondiaux de Gwangju l'été dernier, où plusieurs nageurs avaient manifesté leur mécontentement face à sa présence.

Avec AFP
 

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