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Le Luxembourg devient le premier pays à rendre gratuits les transports publics

Le 29 février 2020, le Luxembourg est devenu le premier pays au monde à proposer la gratuité des transports publics dans tout son territoire.
Le 29 février 2020, le Luxembourg est devenu le premier pays au monde à proposer la gratuité des transports publics dans tout son territoire. © Francois Lenoir, Reuters

Le Luxembourg dit au revoir aux abonnements et autres tickets de transports. Samedi, le pays est devenu le premier au monde à adopter la gratuité totale des transports publics à niveau national.

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Seuls les tickets de train pour l’étranger et les billets de première classe resteront payants dans des points de vente précis. Dès samedi 29 février, le Luxembourg va retirer progressivement les distributeurs de billets dans les gares, et accorder la gratuité pour les trains, les bus et les trams.

Cette mesure était appliquée depuis août 2018 aux moins de 20 ans. Elle est ainsi généralisée.

"Je suis contente, c'est une bonne mesure écologique. Ça facilite la vie de ne pas devoir acheter une carte [25 euros] chaque mois", se félicite Anna, en descendant d'un tram.

À la gare centrale, ce samedi est le dernier jour d'ouverture du guichet.

Les agents doivent être reclassés. Ce qui n'empêche pas une certaine anxiété. "On ne sait pas encore ce qu'on va devenir. Tous les agents de mobilité des transports publics s'inquiètent. Ce n'est pas encore clair", confie l'un d'eux, Yannick, à l'AFP.

Quelque 40 % des ménages utilisent les transports publics au Luxembourg et la gratuité, vantée par le gouvernement comme "une mesure sociale", représentera une économie estimée à environ 100 euros d'économie en moyenne par foyer et par an.

La voiture est reine

Les embouteillages sont fréquents dans ce petit pays prospère de 610 000 habitants où la voiture est reine.  Quelque 47 % des déplacements professionnels y sont effectués par ce moyen.

Le bus n'est utilisé que pour 32 % des déplacements pour se rendre au travail, devant le train (19 %). À titre de comparaison, à Paris, près de 70 % des travailleurs empruntent les transports publics.

Quelque 200 000 transfrontaliers rejoignent en outre quotidiennement le Luxembourg pour y travailler, dont 100 000 en provenance du Grand-Est. Ils utilisent en majorité la voiture.

Un plan qui ne fait pas l’unanimité

Cette gratuité s'inscrit dans une stratégie globale qui prévoit des investissements massifs dans des projets destinés à améliorer les infrastructures de transports.

Pour le train, 3,2 milliards d'euros sont prévus pour accroître les capacités du réseau ferroviaire jusqu'en 2027, après 2,8 milliards d'euros entre 2008 et 2019.

Ce plan ne fait pas pour autant l'unanimité. "On a investi durant des années dans la construction de routes. Le gouvernement fait des efforts, mais on a un énorme retard en ce qui concerne le développement des transports en commun", explique Blanche Weber, présidente du Mouvement écologique luxembourgeois, une association environnementale, pour qui "l'amélioration de l'offre" est plus importante que la gratuité.

Avec AFP

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