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Wall Street, après sa pire semaine depuis 2008, rebondit à l'ouverture

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New York (AFP)

Wall Street, après sa pire semaine depuis 2008, restait fébrile lundi mais rebondissait à l'ouverture, encouragée par les promesses des banques centrales de soutenir une économie touchée de plein fouet par le nouveau coronavirus.

Vers 14H45 GMT, l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, gagnait 0,59%, à 25.559,82 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, montait de 0,76%, à 8.632,76 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, prenait 0,41%, à 2.966,30 points.

S'affolant des conséquences potentiellement ravageuses pour l'activité des entreprises et la croissance mondiale de la propagation de l'épidémie de pneumonie virale, le Dow Jones s'était effondré de 12,4% la semaine dernière, et le Nasdaq de 10,5%.

Signe de la nervosité persistante des acteurs du marché lundi, les contrats à terme sur les indices, qui donnent une idée de leur direction, ont énormément fluctué dans l'heure précédant l'ouverture de la séance officielle.

Les investisseurs continuent par ailleurs à se ruer vers la dette américaine, jugée moins risquée que les actions, le taux à 10 ans sur les bons du Trésor plongeant jusqu'à 1,028% avant de se reprendre un peu.

Ce taux "continue de baisser face aux inquiétudes croissantes concernant les effets économiques négatifs du coronavirus, qui ne cesse de s'étendre", commente Patrick O'Hare de Briefing.

Ces inquiétudes se sont intensifiées ce week-end aux États-Unis avec la confirmation de deux premiers décès liés au nouveau coronavirus, le signalement de premiers cas dans les Etats de New York et Rhode Island, et l'annonce de malades supplémentaires dans les Etats de Californie et de Washington.

Mais "la véritable inquiétude", estime M. O'Hare, réside peut-être "dans l'empressement des banques centrales à se déclarer prêtes à agir si nécessaire".

Vendredi, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell a notamment pris l'initiative inhabituelle de publier un communiqué assurant que l'institution utiliserait les outils à sa disposition pour soutenir l'économie.

Les investisseurs évaluent désormais à 100% la probabilité d'une baisse des taux d'un demi point de pourcentage --un geste rare-- lors de la prochaine réunion de la Fed, selon l'évaluation des produits à terme de CME Group.

Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a aussi assuré lundi que son institution ferait tout son possible pour "garantir la stabilité des marchés financiers".

"Il y a quelques semaines à peine, toutes ces banques centrales pensaient avoir le luxe de regarder et d'attendre, mais ce luxe leur a apparemment été volé par la propagation du coronavirus et les efforts entrepris dans le monde pour contenir sa propagation", remarque M. O'Hare.

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