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Coronavirus : avec plus de 70 morts en Iran, la peur vide les rues de Téhéran

Un Iranien portant un masque de protection contre le coronavirus, à Téhéran, le 29 février 2020.
Un Iranien portant un masque de protection contre le coronavirus, à Téhéran, le 29 février 2020. via REUTERS - Wana News Agency

Le dernier bilan officiel du coronavirus en Iran, communiqué mardi par les autorités de Téhéran, s'élève désormais à 77 morts, sur un total de 2 336 personnes contaminées. Le pays recense le plus de morts dues à la maladie Covid-19 après la Chine.

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Le coronavirus a fait 11 morts supplémentaires en Iran, qui portent à 77 le nombre de personnes décédées de la maladie dans le pays, a annoncé, mardi 3 mars, le vice-ministre de la Santé, Aliréza Raïssi.

Au total, 2 336 personnes ont été contaminées depuis l'apparition de la maladie en Iran, a précisé Aliréza Raïssi lors du point de presse quotidien de son ministère sur l'épidémie. Entre lundi et mardi, 835 personnes de plus ont été testées positives au Covid-19.

L'Iran est le pays qui recense le plus de morts dues à la maladie après la Chine, principalement dans les provinces de Téhéran et de Qom, ville sainte chiite du centre du pays où avaient été annoncés les premiers cas de contamination, le 19 février.

Pour faire face à l’épidémie, des écoles ont été fermées à travers le pays, entre autres mesures prises par les autorités pour endiguer la propagation du virus.

Depuis plusieurs jours les embouteillages monstres qui font le quotidien de Téhéran ont disparu. Le nuage de pollution qui recouvre habituellement la ville de plus de huit millions d'habitants a lui aussi fortement diminué avec la baisse de la circulation.

Le ralentissement économique est aussi palpable dans les rues de la capitale de la République islamique. Pour passer le temps, les vendeurs jouent à des jeux, les employés nettoient méticuleusement les portes et fenêtres des restaurants vides et les chauffeurs de taxis, garés sur le côté de la route, attendant inlassablement des clients.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a envoyé, lundi, une première équipe de médecins et plusieurs tonnes de matériel médical en Iran, tandis que Paris, Londres et Berlin lui ont promis l'envoi d'un "soutien matériel et financier".

Plusieurs hauts responsables du régime iranien touchés

L'agence Tasnim, proche des ultraconservateurs iraniens, a indiqué, lundi, que l'épidémie de pneumonie virale, après avoir touché plusieurs hauts responsables, parmi lesquels un vice-ministre et une vice-présidente, avait fait son premier mort au sein du pouvoir.

Membre du Conseil de discernement - un organe d'arbitrage dont la plupart des membres sont nommés par le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei - et ancien député de Qom, Mohammad Mirmohammadi est décédé à l'âge de 72 ans, selon l'agence officielle Irna, qui pour sa part ne précise pas la cause de son décès.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a été montré par la télévision publique en train de planter un baliveau, comme chaque année pour la journée iranienne de l'arbre.

Les consignes du gouvernement pour prévenir la propagation du virus "doivent être observées", a-t-il ensuite plaidé, portant des gants de protection ressemblant à ceux utilisés dans les hôpitaux.

Selon son compte Twitter, Ali Khamenei a également noté que le nouveau coronavirus avait "touché de nombreux pays". "Nos responsables politiques ont informé (le public sur la maladie) de manière sincère et transparente depuis le premier jour" alors que "d'autres pays où l'épidémie est plus grave ont tenté de la cacher", a-t-il ajouté selon la même source.

"Bien sûr", est-il ajouté sur son compte Twitter, "nous demandons à Dieu de guérir les malades dans ces pays également".

Avec AFP

 

 

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