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La Bourse de Paris reste positive entre le G7 et Wall Street (+1,40%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris prolongeait son rebond de la veille mardi à la mi-journée, au moment où le G7 s'est dit prêt à agir y compris par des mesures budgétaires pour soutenir les marchés et l'économie mis à mal par le nouveau coronavirus.

A 13H50 (12H50 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 74,56 points à 5.408,08 points dans un volume d'échanges de 3 milliards d'euros. La veille, l'indice avait fini en hausse de 0,44%.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,28%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,08% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,54%.

Le rebond traduit les espoirs que les investisseurs ont placé dans la téléconférence des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays membres du G7 pour coordonner leur action face à l'épidémie de Covid-19 qui menace sérieusement l'économie mondiale.

"Les ministres des Finances du G7 sont prêts à agir, y compris à prendre des mesures budgétaires si c'est approprié, pour (...) soutenir l'économie", selon le communiqué publié à la suite de cette conférence téléphonique.

Les banquiers centraux s'engagent de leur côté à "continuer à accomplir leurs mandats", c'est-à-dire à "soutenir la stabilité des prix et la croissance économique tout en maintenant la résilience du système financier", selon ce texte.

Selon l'OCDE, la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,4% cette année, et l'économie planétaire pourrait même connaître une récession au premier trimestre à cause de l'épidémie.

La banque centrale australienne été la première mardi à annoncer une baisse de son taux d’intérêt à 0,5% contre 0,75%, soit le plus bas historique.

"Les institutions monétaires et fiscales apparaissent donc prêtes à intervenir. Il va sans dire que la réunion téléphonique du G7 des banquiers centraux et des ministres des Finances prévue ce mardi 3 mars donnera la tonalité de la réactivité de nos institutions économiques", écrit Benjamin Melman, directeur des Gestions de Edmond de Rothschild Asset Management, dans une note.

- Retour en grâce d'Airbus -

Les valeurs qui avaient flanché la semaine dernière, comme les matières premières, les loisirs et les transports, reprenaient des couleurs.

ArcelorMittal progressait de 3,51% à 13,27 euros, STMicroelectronics s'adjugeait 3,04% à 25,09 euros et Airbus grimpait de 3,53% à 111,42 euros.

Saint-Gobain était porté (+3,40% à 33,01 euros) par une hausse de recommandation par Société Générale sur son titre à "acheter".

Interparfums progressait de 1,91% à 32,05 euros. Le groupe a pourtant dit s'attendre à une baisse de 10% de son chiffre d'affaires au premier trimestre en raison du nouveau coronavirus.

Sanofi gagnait 1,32% à 86,73 euros grâce à l'obtention d'une autorisation de commercialiser aux États-Unis le Sarclisa, pour lutter en combinaison avec d'autres traitements contre certaines formes de myélome multiple.

Air Liquide avançait de 1,92% à 127,45 euros à la suite de son entrée en négociations exclusives avec la société de capital-investissement française Hivest Capital Partners, pour lui céder sa filiale CryoPDP.

Altarea Cogedim montait de 1,34% à 181,80 euros après avoir vu ses revenus bondir en 2019.

Renault cédait 0,35% à 25,55 euros, pâtissant d'une baisse de recommandation de HSBC sur le titre à "conserver" contre "acheter".

Schneider Electric (+1,28% à 93,42 euros) et Legrand (+0,96% à 69,32 euros) montaient: Jefferies entame son suivi avec respectivement une recommandation à "conserver" et l'autre à "sous-performer".

Vinci tirait parti (+2,49% à 93 euros) d'un relèvement de recommandation de RBC à "surperformance".

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