Virus: 10 millions de masques dans les pharmacies pour les soignants, selon Olivier Véran

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Paris (AFP)

Dix millions de masques pour les professionnels de santé ont été déstockés et répartis dans toutes les pharmacies de France, a annoncé mardi le ministre de la Santé Olivier Véran, selon qui 15 à 20 autres millions arriveront "à mesure que les besoins se font sentir".

"Dix millions de masques ont été déstockés, sont partis dans des camions aux quatre coins du pays et sont repartis dans toutes les pharmacies d'officine", a expliqué Olivier Véran lors d'une interview à BFMTV/RMC.

Ces dix millions s'ajoutent à "cinq millions de masques chirurgicaux" déjà distribués "dans les agences régionales de santé et auprès des établissements de santé et des Ehpad pour les personnes âgées".

"L'ensemble du personnel de santé de ville qui justifie de porter un masque peut aller chercher des boîtes de masques dans les pharmacies d'officine. Les camions sont arrivés hier en priorité dans l'Oise, et aux quatre coins de la France, aujourd'hui", a ajouté M. Véran.

"Entre 15 et 20 millions de masques supplémentaires arriveront dans les pharmacies d'officine à mesure que les besoins se font sentir", a-t-il poursuivi.

Ces derniers jours, des syndicats de médecins libéraux ont réclamé que des masques à haut niveau de protection (dits FFP2) soient distribués d'urgence à ces soignants. Ils font valoir que les masques chirurgicaux, avant tout destinés à ce qu'un malade ne contamine pas d'autres personnes, ne suffisent pas à protéger les médecins.

Le ministre a également voulu se montrer rassurant vis-à-vis de la disponibilité du gel hydroalcoolique: nous avons "un énorme producteur français de gel hydroalcoolique qui est capable de faire face à la demande". "Les Français qui ont besoin d'acheter du gel hydroalcoolique vont en trouver dans les pharmacies", a-t-il assuré.

Le ministre a rappelé qu'en France 191 personnes ont été diagnostiquées positives au coronavirus dont 3 personnes, porteuses du virus, sont décédées. "Un certain nombre de patients sont guéris et il reste encore une centaine de patients hospitalisés dont une dizaine dans des services de réanimation".

"La mortalité, réévaluée en ce moment, est aux alentours de 1 à 2%, plus importante que la grippe mais bien moins importante que le Sras", a précisé le ministre. "Nous ne sommes pas en épidémie, nous faisons face à une menace épidémique qui se rapproche et nous anticipons la situation", a-t-il ajouté.