Accéder au contenu principal

En Algérie, quatre ans de prison ferme requis contre Karim Tabbou, figure du Hirak

Un manifestant algérien brandit un panneau appelant à la libération de Karim Tabbou lors d'une manifestation, à Alger, le 27 septembre 2019.
Un manifestant algérien brandit un panneau appelant à la libération de Karim Tabbou lors d'une manifestation, à Alger, le 27 septembre 2019. © Ryad Kramdi, AFP

Lors du procès à Alger de l'opposant Karim Tabbou, figure de proue du Hirak, le procureur a requis mercredi quatre ans de prison ferme. Au moment de l'audience, des sympathisants se sont réunis pour demander la libération de Karim Tabbou, placé en détention provisoire depuis près de six mois.

Publicité

Il est l'une des personnalités les plus populaires du Hirak, le mouvement de protestation antirégime en Algérie. Le procureur d'un tribunal d'Alger a requis, mercredi 4 mars, une peine de quatre ans de prison ferme contre l'opposant Karim Tabbou, figure de proue du mouvement de contestation qui secoue l'Algérie depuis plus d'un an.

Chef de l'Union démocratique et sociale (UDS), petit parti d'opposition non enregistré, Karim Tabbou, âgé de 46 ans, est accusé "d'incitation à la violence" et "d'atteinte au moral de l'armée". Depuis fin septembre, il est en détention provisoire. 

Son procès s'est ouvert le matin au tribunal de Sidi M'hamed, à Alger. Le procureur a requis une peine de quatre ans de prison ferme contre lui, selon un journaliste de l'AFP sur place. Le verdict est attendu tard dans la nuit, selon les avocats de la défense.

Quelque 180 avocats se sont constitués pour le défendre, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de solidarité.

D'après des témoins, la police a tenté en vain de disperser un rassemblement de soutien organisé devant le tribunal et a procédé à plusieurs interpellations.

Un rassemblement en marge du procès 

Une centaine de sympathisants manifestait toujours en début de soirée à proximité du tribunal aux cris de "Libérez Karim Tabbou et tous les détenus !", a constaté un journaliste de l'AFP.

"Aujourd'hui, demain, Tabbou sera toujours présent !" ou encore "Où est la justice, où est le droit ?", ont scandé les manifestants.   

Parmi les figures de la contestation présentes au procès, figurent deux anciens détenus : Lakhdar Bouregaâ, 86 ans, vétéran très respecté de la Guerre d'indépendance, et Fodil Boumala, ex-journaliste de la télévision nationale et cofondateur d'un mouvement citoyen d'opposition, selon les médias locaux.

>> À lire aussi : Algérie : un an après, quel bilan pour le Hirak ?

Avant de fonder l'UDS, Karim Tabbou avait été de 2007 à 2011 premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), plus ancien parti d'opposition d'Algérie.

Plusieurs dizaines de personnes poursuivies

Placé en détention une première fois le 12 septembre 2019 après avoir été inculpé "d'atteinte au moral de l'armée" par un tribunal, il avait été remis en liberté le 25 septembre. À nouveau arrêté dès le lendemain, il a été inculpé d'"incitation à la violence" et une nouvelle fois incarcéré.

Plusieurs dizaines de personnes restent poursuivies et en détention dans le cadre du "Hirak", selon les organisations de défense des droits humains, leur nombre précis étant difficile à établir en raison des remises en liberté et des interpellations qui se succèdent concomitamment.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.