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Les albums de RSF prennent un nouvel élan

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Paris (AFP)

L'ONG Reporters sans Frontières sort jeudi en kiosques une nouvelle formule de ses albums de photos, des publications dont la vente joue un rôle essentiel dans le financement de ses actions en faveur de la liberté de la presse.

Nouvelle maquette, nouveau titre (les "100 photos pour la liberté de la presse" deviennent "l'album RSF pour la liberté de la presse") et des contenus enrichis, avec notamment une interview poignante de Hatice Cengiz, la fiancée du journaliste assassiné Jamal Khashoggi, et un portrait cinglant de Donald Trump, qui inaugure la nouvelle rubrique "Les prédateurs en chef".

Pour symboliser ce nouvel élan, l'album qui sort jeudi en kiosques est consacré au photographe Philippe Halsman, l'inventeur de la "jumpology".

Ce photographe d'origine lettonne (1908-1979), qui avait travaillé en France avant de s'installer aux Etats-Unis durant la deuxième guerre mondiale, est connu pour ses portraits de stars hollywoodiennes et autres grandes personnalités du XXe siècle (Marilyn Monroe, Dali, Einstein, Hitchcock, mais aussi Fernandel, Bardot ou Montand), réalisés notamment pour des magazines prestigieux comme Life ou Time.

Toujours à la recherche de poses décalées pour montrer de nouvelles facettes de ses sujets, il a eu l'idée en 1951 de les faire sauter en l'air devant son objectif, pour les figer en plein mouvement, donnant naissance à la "jumpology". Des clichés rafraîchissants et facétieux qui l'ont rendu célèbre.

Ces albums "sont un élément essentiel de notre financement", a rappelé à l'AFP Christophe Deloire, le secrétaire général de l'association, soulignant que si RSF en était privée, "ça nous empêcherait de réaliser une bonne part de nos activités". Tirés à 120.000 exemplaires, ils génèrent environ 30% du budget de l'ONG.

Outre qu'ils permettent de financer et promouvoir les actions de RSF, qu'il s'agisse du soutien apporté sur le terrain aux reporters en danger ou via des campagnes de mobilisation internationales, ou de défendre le journalisme face aux menaces de toutes parts dans la sphère publique, il y voit aussi l'expression très concrète d'une solidarité qui traverse toute la presse.

C'est en effet toute la filière qui participe au succès de ces albums, des photographes et ayants droits qui acceptent la reproduction des oeuvres, journalistes qui prêtent leur plume, jusqu'aux distributeurs et marchands de journaux qui permettent la commercialisation et reversent l'intégralité des recettes à l'ONG.

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