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"Super Tuesday" : flop pour Michael Bloomberg, qui annonce son retrait

L'ancien maire de New York, Michael Bloomberg, lors d'un rassemblement au Palm Beach County Convention Center à West Palm Beach, en Floride, le 3 mars 2020.
L'ancien maire de New York, Michael Bloomberg, lors d'un rassemblement au Palm Beach County Convention Center à West Palm Beach, en Floride, le 3 mars 2020. © Eva Marie Uzcategui, AFP

Michael Bloomberg a raté son "Super Tuesday", principal rendez-vous des primaires lors duquel 14 États votaient mardi pour l'investiture démocrate. Et ce malgré une campagne à plus de 500 millions de dollars. Mercredi, l'ancien maire de New York a annoncé le retrait de sa candidature et son soutien à Joe Biden. 

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Malgré des centaines de millions de dollars investis dans une intense campagne publicitaire, Michael Bloomberg n'a pas réussi à fédérer autour de sa candidature. Le milliardaire américain a essuyé mardi 3 mars une sévère déconvenue lors de son premier test électoral dans les primaires démocrates. Quelques heures après sa défaite, il a annoncé le retrait de sa candidature et dans le même temps son soutien à l'ancien vice-président Joe Biden.

Rien dans les déclarations de l'ancien maire de New York, ni de son entourage, ne permettait dans la nuit d'écarter l'hypothèse d'un prochain retrait. Son équipe comptait même "réévaluer sa candidature" mercredi, selon des médias américains, au lendemain d'un "Super Tuesday" qui a vu 14 États voter dans les primaires pour désigner le démocrate qui affrontera Donald Trump en novembre.

Au milieu de la nuit, Michael Bloomberg, 78 ans, n'était arrivé en tête que dans le petit territoire des îles Samoa américaines et n'avait décroché qu'une dizaine de délégués, sur les 1 991 nécessaires pour décrocher l'investiture démocrate en juillet.

Un revers cuisant pour celui qui faisait attendre une entrée en lice en fanfare grâce au montant record dépensé pour sa candidature : déjà plus d'un demi-milliard de dollars pris sur sa fortune personnelle pour ses spots publicitaires, sans compter toute l'infrastructure de sa campagne.

Dès le début de soirée, Michael Bloomberg, l'une des plus grandes fortunes du monde, avait minimisé les mauvais résultats à venir devant plusieurs centaines de partisans réunis à West Palm Beach, en Floride.

"Peu importe le nombre de délégués que nous gagnerons ce soir, nous avons déjà accompli quelque chose que personne ne pensait possible : en trois mois, nous sommes passés de juste 1 % dans les sondages à être en lice pour l'investiture démocrate à la présidentielle", avait-il lancé. "Mon message est simple : je me présente pour battre Donald Trump."

Arrivé quatrième en Virginie

Des partisans brandissaient des panneaux marqués d'un slogan en espagnol : "Nous gagnons avec Mike". Certains se disaient séduits par le parcours d'homme d'affaires du fondateur de l'agence Bloomberg, géante de l'information financière.

"C'est quelqu'un qui est parti de rien pour construire une entreprise qui emploie désormais 20 000 personnes", a expliqué à l'AFP Thomas Reed, un scientifique âgé de 54 ans venu le voir en Floride. Cet État organisera sa primaire le 17 mars.

Son meeting se déroulait non loin de la célèbre résidence du président républicain, un autre milliardaire new-yorkais qui connaît l'ancien maire de New York de longue date et prend un plaisir évident à l'éreinter.

"Le plus gros perdant de la soirée, et de loin, c'est Mini-Mike Bloomberg", a tweeté Donald Trump en ironisant sur sa petite taille.

Michael Bloomberg a essuyé un résultat particulièrement humiliant en Virginie, où il n'est arrivé que quatrième après avoir investi des millions de dollars dans sa campagne en plus d'avoir largement dépensé en 2019 pour soutenir des démocrates lors d'élections locales.

Ces dernières années, il a aussi investi quelque 10 milliards de dollars pour faire avancer diverses causes souvent chères aux démocrates, comme la lutte contre les armes à feu et le réchauffement climatique.

Affaibli par ses débats

L'ancien maire avait parié sur une stratégie osée – certains disaient arrogante – dans les primaires démocrates : faire l'impasse sur les quatre premiers États qui ont voté en février, pour ne se présenter que lors du "Super Tuesday".

Ses investissements avaient au départ semblé payer, le poussant jusqu'à la troisième place des sondages sans avoir affronté le verdict des urnes. Mais une fois sorti de l'ambiance scriptée de ses publicités, Michael Bloomberg a été affaibli dès février par deux mauvaises performances lors de ses premiers débats.

Et les attaques répétées de ses adversaires ont semblé porter. Ces derniers l'accusent d'avoir "acheté" sa place dans les primaires et lui reprochent d'avoir été républicain, puis indépendant, avant de revenir dans le giron démocrate. C'est aussi un facteur inattendu qui a pu le faire souffrir : le retour exceptionnel de l'ancien vice-président Joe Biden dans la course.

L'ex-maire de New York avait en effet annoncé sa candidature tardivement, en novembre, parce qu'il estimait que le camp modéré n'avait pas de champion suffisamment fort pour l'emporter face aux représentants de l'aile gauche, Bernie Sanders et Elizabeth Warren. Or l'ancien bras droit de Barack Obama a surpris en remportant une large victoire en Caroline du Sud samedi, qui a convaincu d'autres candidats centristes de se rallier à lui, imposant Joe Biden, et non Michael Bloomberg, en grand candidat modéré juste avant l'avalanche de scrutins du "Super Tuesday".

Avec AFP

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