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A Rome, l'école buissonnière autorisée pour cause de coronavirus

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Rome (AFP)

Les pas résonnent dans les longs couloirs vides du lycée romain Giulio Cesare (Jules César), fermé par précaution jeudi, l'Italie tentant par tous les moyens d'empêcher une extension de l'épidémie de coronavirus.

L'objectif de Paola Senese, la directrice, est d'organiser un enseignement à distance.

"Nous cherchons à donner des informations et des conseils aux enseignants pour pouvoir maintenir un lien didactique avec les élèves", explique-t-elle à l'AFP-TV, disant disposer de quelques outils informatiques d'enseignement à distance.

Un total de 8,5 millions d'élèves et d'étudiants sont privés d'école depuis jeudi matin en Italie pour dix jours, une mesure sans précédent prise dans le but d'éviter une propagation du virus du nord vers le sud qui pourrait faire exploser le système de santé.

Aux abords du lycée aux grilles fermées, l'ambiance n'est pas trop à l'étude. Trois jeunes filles assises sur un muret s'esclaffent en tapotant sur leurs téléphones portables.

Jules César qui donne son nom à l'établissement et dont la statue trône dans une cour de ce prestigieux lycée n'a vu passer que des professeurs et du personnel administratif jusqu'à présent.

"Il faut espérer que nous reprendrons le chemin de la normalité dès que possible !", dit-elle.

- "S'entraider" -

Dans ce quartier du nord-est de Rome, Fabio Spampinato, un adolescent italo-allemand de 12 ans qui étudie habituellement dans une école suisse, assure : "j'ai plus de temps libre, je peux donc davantage étudier".

Mais "l'inconvénient, c'est de rater des cours fondamentaux, importants dans la vie et qui se déroulent une fois par semaine", s'inquiète-t-il auprès de l'AFP, sous le regard bienveillant de sa mère.

Dans le centre historique de la capitale italienne, Roberta Pregolini, une avocate de 43 ans, se promène avec trois enfants, ses deux filles de cinq et huit ans et un garçon ami de la famille.

"On cherche à s'entraider entre parents", explique Roberta. La fermeture de tous les établissements scolaires "pose évidemment des problèmes aux familles dans lesquelles les parents travaillent", souligne-t-elle.

Les fermetures décidées concernent aussi les établissements d'enseignement supérieur, comme l'immense université La Sapienza de Rome, bien calme jeudi.

Carlo Previte, un médecin de 29 ans arrivant de l'immense hôpital attenant, juge que les mesures drastiques de fermeture sont "justes" car "il faut limiter par tous les moyens la diffusion d'une éventuelle contagion". "On doit se fier aux experts", insiste-il auprès de l'AFP.

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