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Syrie : nouvelles frappes dans le nord-ouest, Poutine et Erdogan cherchent à apaiser les tensions

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se retrouvent à Moscou, jeudi 5 mars, pour chercher une solution visant à apaiser les tensions en Syrie.
Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se retrouvent à Moscou, jeudi 5 mars, pour chercher une solution visant à apaiser les tensions en Syrie. © Adem Altan,AFP (illustration)

Alors qu'au moins 15 civils ont été tués, jeudi, lors de frappes aériennes, attribuées aux forces russes, dans la région d'Idleb, dernier grand bastion jihadiste et rebelle en Syrie, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan doivent se retrouver à Moscou pour chercher à apaiser les tensions apparues entre leur deux pays sur le terrain syrien.

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Au moins quinze civils ont été tués, jeudi 5 mars, dans des frappes aériennes dans la région d'Idleb (nord-ouest), ultime bastion rebelle et jihadiste dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'ONG, qui dispose d'un vaste réseau de sources sur le terrain, a attribué les frappes à la Russie, précisant qu’elles avaient visé après minuit une zone où des déplacés syriens s'étaient rassemblés à l'extérieur de la ville de Maaret Misrin. Selon l'OSDH, le bilan risque d'augmenter car de nombreux blessés sont dans un état critique.

Avec l'aide de l'aviation russe, le régime syrien mène depuis décembre une vaste offensive contre la région d'Idleb, permettant la reconquête de la moitié de la province, et provoquant une catastrophe humanitaire, avec près d'un million de personnes déplacées vers la frontière turque.

Cette offensive a suscité des tensions entre la Russie et la Turquie, deux pays devenus les principaux acteurs internationaux du conflit en Syrie, où leurs intérêts divergents. Là où les Turcs soutiennent certains groupes rebelles, les Russes appuient de leur côté le régime de Bachar al-Assad.

C’est dans ce contexte, que Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se retrouvent à Moscou jeudi pour chercher une solution visant à apaiser les tensions sur le terrain, alors que des dizaines de soldats turcs ont été tués ces dernières semaines dans d'intenses combats dans la région d'Idleb. De son côté, l’armée turque, qui a lancé une offensive d'envergure pour contrer l'avancée des troupes du régime, a abattu plusieurs avions syriens et tué - selon l’OSDH - des dizaines de soldats du président Assad.

Accusations mutuelles 

À la veille des discussions avec son homologue russe, Recep Tayyip Erdogan a toutefois affirmé qu'il espérait, lors du sommet à Moscou, obtenir un "cessez-le-feu le plus rapidement possible dans la région" d'Idleb.

Ces derniers jours, la Turquie avait accusé la Russie de ne pas respecter les accords de Sotchi, qui prévoyaient les garanties du statu quo sur le terrain et la suspension des bombardements à Idleb.

De son côté, la Russie avait accusé la Turquie de ne pas remplir sa partie des engagements et de ne rien faire pour "neutraliser les terroristes" dans cette région.

Un point d'orgue dans les accusations mutuelles : le ministère russe de la Défense a affirmé mercredi que les "positions fortifiées des terroristes ont fusionné avec les postes d'observation turcs" déployés à Idleb dans le cadre des accords de Sotchi.

De son côté, la Turquie, qui accueille déjà 3,6 millions de Syriens sur son sol, a réclamé mercredi un soutien européen aux "solutions politiques et humanitaires turques en Syrie", indispensable selon Ankara pour mettre en place une trêve dans ce pays et régler la crise migratoire.

Vendredi, le président Erdogan a ordonné l'ouverture des frontières de son pays, en menaçant l'Europe des "millions" de migrants et y réveillant la peur d'une crise migratoire similaire à celle de 2015.

Des dizaines de milliers de personnes ont depuis afflué vers la Grèce, cet afflux ayant provoqué des heurts entre réfugiés et policiers à la frontière grecque.

Avec AFP

 

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