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Coronavirus en France : l’Assemblée nationale touchée, un député hospitalisé

L'Assemblée nationale, jeudi 5 mars 2020, lors du vote du volet organique de la réforme des retraites.
L'Assemblée nationale, jeudi 5 mars 2020, lors du vote du volet organique de la réforme des retraites. © Ludovic Marin, AFP

En France, un député a été hospitalisé en "réanimation", un salarié de l’Assemblée a également été infecté et un autre cas est "suspect". 577 personnes ont été contaminées en tout sur le territoire français, et neuf sont mortes.

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C’est le nouveau signe d’une épidémie désormais considérée comme "inexorable" par Emmanuel Macron. L’Assemblée nationale a été touchée par le coronavirus. Jean-Luc Reitzer, un député LR du Haut-Rhin, a été hospitalisé en "réanimation", un salarié de l'Assemblée nationale est aussi infecté et un autre cas est "suspect", a ainsi annoncé la présidence de l'Assemblée jeudi 5 mars, dans la soirée.

Le dernier recensement des autorités, vendredi 6 mars en début d'après-midi, fait état de 577 personnes contaminées, soit 154 de plus, en moins de 24 heures, et de deux nouveaux décès, ce qui porte à neuf le nombre de morts depuis fin janvier.

Jeudi soir, la RATP a annoncé qu'un conducteur de bus parisien avait été contaminé par le coronavirus, après un premier cas concernant une agente d'une station de métro.

Dans la foulée, la préfecture du Morbihan affirmait dans un point à 20 h 30 qu'un nouveau cas s'ajoutait, portant à 23 cas le nombre de personnes infectées dans ce département, l'un des plus touchés.

De même, en Occitanie, quatre nouveaux cas ont été confirmés jeudi soir par l'Agence régionale de santé dans son "point de situation à 21 h 00".

Les treize régions métropolitaines sont désormais touchées, ainsi que la Guadeloupe et la Guyane en Outre-mer. Seuls la Martinique, Mayotte et la Réunion sont exempts de cas avérés. L'Oise, avec 105 cas, présente le regroupement le plus important du territoire.

Les deux dernières régions qui restaient à l'écart de la contamination, la Corse et le Centre-Val de Loire, ont rapporté leurs premiers cas.

Restrictions collectives

Le chef de l'État a reçu jeudi une vingtaine de spécialistes à l'Élysée pour "essayer de stopper l'arrivée, ensuite pour ralentir" la propagation de la maladie. Selon le Pr Jean-François Delfraissy, spécialiste des maladies infectieuses qui participait à la réunion, le passage de la phase 2, en cours actuellement, à la phase 3 - celle de l'épidémie, qui imposera des restrictions plus contraignantes - interviendra "entre quelques jours et une ou deux semaines".

Des restrictions collectives, décidées le week-end dernier - et interdisant en particulier les rassemblements de plus de 5 000 personnes en milieu clos - ont été confirmées dans un arrêté paru jeudi.

Pour l'heure, le report des municipales (15-22 mars) n'est pas à l'ordre du jour. Mais de nombreuses annulations d'événements ont déjà été annoncées, comme le MIPTV à Cannes, deuxième plus grand événement mondial dédié aux professionnels de la télévision prévu du 30 mars au 2 avril.

Le marathon de Paris, prévu le 5 avril avec environ 60 000 inscrits, est reporté au 18 octobre, a également indiqué jeudi l'organisateur Amaury Sport Organisation (ASO).

L'effet du virus pèse déjà lourd sur les entreprises. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a indiqué que 400 entreprises avaient demandé des mesures de chômage technique pour 6 000 salariés, principalement dans le tourisme et la restauration.

Jeudi, une "bonne centaine" d'écoles, collèges et lycées restaient fermés, essentiellement dans l'Oise (35 000 élèves touchés) et le Morbihan (9 000). Une seule a fermé ses portes en Ile-de-France, à Louvres (Val-d'Oise).

Avec AFP

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