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En Égypte, la plus ancienne pyramide encore visible rouvre au public

Une touriste pose à l'itériueur de la pyramide du pharaon Djoser à Saqqara, le 5 mars 2020
Une touriste pose à l'itériueur de la pyramide du pharaon Djoser à Saqqara, le 5 mars 2020 © Mohamed El-Shahed / AFP

La pyramide du pharaon Djoser à Saqqara a rouvert ses portes au public jeudi après plusieurs années de rénovation. Vieille de 4 700 ans, il s’agit de "la plus ancienne pyramide encore debout en Égypte", a affirmé le ministre égyptien des Antiquités et du Tourisme.

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Les visiteurs vont pouvoir de nouveau admirer au plus près la pyramide du pharaon Djoser à Saqqara, au sud du Caire. L’édifice, vieux de 4 700 ans, a rouvert au public jeudi 5 mars après plusieurs années de rénovation.

"Nous rouvrons aujourd'hui, après sa restauration, la plus ancienne pyramide encore debout en Égypte", a déclaré, lors d'une cérémonie jeudi au pied de la célèbre pyramide à degrés, le ministre des Antiquités et du Tourisme, Khaled el-Enany. Il s'agit également du "premier édifice entièrement construit en pierre du monde", selon le ministre.

Haut d'environ 60 mètres et doté de six étages, ce monument a été construit vers 2 700 avant J.-C. par le célèbre architecte Imhotep, au-dessus d'une cavité profonde de 28 mètres abritant une tombe de granit rose.

La pyramide du pharaon Djoser à Saqqara, vieille de 4.700 ans et considérée comme la plus ancienne encore visible en Égypte, a rouvert au public jeudi 5 mars 2020, après plusieurs années de rénovation
La pyramide du pharaon Djoser à Saqqara, vieille de 4.700 ans et considérée comme la plus ancienne encore visible en Égypte, a rouvert au public jeudi 5 mars 2020, après plusieurs années de rénovation © Mohamed el-Shahed, AFP

Le projet de rénovation de ce monument avait débuté en 2006 avant d'être interrompu "pour des raisons sécuritaires" liées à la révolte populaire de 2011. Il avait repris en 2013, selon Ayman Gamal Eddine, responsable du projet au ministère des Antiquités.

Le coût total des travaux de restauration s'élève à 104 millions de livres égyptiennes, soit six millions d'euros, selon le gouvernement égyptien.

Les travaux avaient été rendus nécessaires après qu'un séisme eut endommagé considérablement l'intérieur de la pyramide en 1992.

Le site, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979, constitue la première nécropole familiale d'Égypte, une pratique introduite par le pharaon Djoser.

Attirer les touristes

Sur cette même nécropole de Saqqara, les autorités égyptiennes avaient dévoilé en avril 2019 une tombe ornée de reliefs colorés et d'inscriptions bien préservées, appartenant à un noble de la Ve dynastie (entre 2 500 et 2 300 avant J.-C.).

Ces dernières années, les autorités ont considérablement renforcé leur communication autour des découvertes archéologiques dans l'espoir d'attirer de nouveau les touristes qui ont déserté l'Égypte en raison des troubles liés à la révolte de 2011.

Les sites archéologiques constituent pour l'Égypte un argument majeur face à la concurrence d'autres destinations touristiques et, dans ce contexte, Khaled el-Enany, ministre des Antiquités depuis 2016, a également obtenu en décembre dernier le portefeuille du Tourisme.

"Nous travaillons dur à construire une nouvelle Égypte (...) et la restauration de notre patrimoine figure en tête de nos priorités", a souligné le Premier ministre Mostafa Madbouli, présent jeudi à la cérémonie, en rappelant les nombreux projets gigantesques lancés par son gouvernement.

Parmi eux se trouve la construction de la nouvelle capitale administrative et du Grand Musée Égyptien (GEM), tous deux censés être inaugurés fin 2020.

Avec AFP

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