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Neuf personnes sur dix dans le monde ont des préjugés sexistes sur les femmes

Des jeunes femmes marchent dans la rue à Srinagar, au Pakistan, le 25 octobre 2019.
Des jeunes femmes marchent dans la rue à Srinagar, au Pakistan, le 25 octobre 2019. © Tauseef Mustafa, AFP

Une étude du Programme des Nations unies pour le développement publiée jeudi indique que neuf personnes sur dix dans le monde – femmes comprises – ont des préjugés sur les femmes. Elles sont notamment souvent considérées moins aptes que les hommes à exercer des fonctions à hautes responsabilités.

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Les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d'entreprises que les femmes. Aller à l'université est plus important pour un homme que pour une femme. Les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l'emploi lorsque les offres sont rares.

Ce genre de préjugés sur les femmes est partagé par près de 90 % de la population mondiale, tous sexes confondus dévoile une étude du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publiée jeudi 5 mars.

Les conclusions de l’agence onusienne ont été dressées sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80 % de la population mondiale. La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81 %), devant le Qatar (99,73 %) et le Nigeria (99,73 %)

L'Andorre (27,01 %), la Suède (30,01 %) et les Pays-Bas (39,75 %) mènent le wagon des "bons élèves", que la France accroche tant bien que mal, avec plus d'une personne sur d'eux ayant au moins un préjugé sexiste (56 %).

Le PNUD évoque, "malgré des décennies de progrès", la subsistance de "barrières invisibles" entre les hommes et les femmes.

"Aujourd'hui, la lutte pour l'égalité des sexes passe par l'élimination des préjugés", avance dans un communiqué Pedro Conceiçao, un dirigeant du PNUD.

"Les efforts qui ont été si efficaces pour éliminer les disparités en matière de santé ou d'éducation doivent désormais évoluer pour affronter des problèmes bien plus ardus : les préjugés profondément enracinés - tant chez les hommes que chez les femmes - contre une véritable égalité", appuie son collègue Achim Steiner.

L'agence de l'ONU appelle gouvernements et institutions "à utiliser une nouvelle approche politique pour faire évoluer ces opinions et ces pratiques discriminatoires".

Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport : 28 % des gens dans le monde pensent qu'il est normal qu'un homme batte sa femme.

Avec AFP

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