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La Bourse de Paris oppressée par le coronavirus (-3,97%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris continuait de s'asphyxier vendredi à la mi-journée (-3,97%) dans un marché oppressé par le coronavirus, dont les retombées économiques comme leur durée restent difficiles à anticiper.

A 14H08 (13H008 GMT), l'indice CAC 40 lâchait 213 points à 5.148,05 points. La veille, il avait fini en nette baisse (-1,90%).

La place parisienne a ouvert en forte baisse, accentuant ses pertes au fil de la séance pour atteindre un plus bas depuis début juin 2019.

De son côté, Wall Street, s'apprêtait à ouvrir aussi très nettement dans le rouge. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 2,81%, celui de l'indice élargi S&P 500 3,00% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, 3,27%.

L'épidémie de Covid-19 a fait 3.404 morts dans 89 pays et territoires, selon un bilan de l'AFP établi à partir de sources officielles vendredi à 11H30 GMT.

Afin de compenser les pertes économiques engendrées par l'épidémie, de nombreux pays sont prêts à faire des allègements fiscaux et des relances budgétaires tandis que plusieurs banques centrales ont déjà réagi, notamment en Chine et aux États-Unis, où la Fed a baissé mardi de 50 points de base son taux directeur à la surprise des marchés financiers.

"Plus que tout autre type de stimulus monétaire, fiscal ou financier des banques centrales, les investisseurs semblent désormais espérer un pic de cas de virus afin de réduire le manque de confiance actuel dans les marchés boursiers", écrit Pierre Veyret, analyste pour ActivTrades.

"La propagation croissante du coronavirus hors Asie assombrit les prévisions de croissance mondiale. Dans ce contexte, la réunion de la BCE le 12 mars sera particulièrement suivie et donnera le ton sur la capacité de réaction de l’institution", selon une note de Natixis.

Nombre d'intervenants de marché considèrent que la réponse à apporter devrait être beaucoup plus budgétaire que monétaire pour être efficace.

Côté pétrole, l'Opep met tout son poids dans la balance vendredi pour convaincre son allié russe de baisser encore drastiquement la production de pétrole, dans l'espoir d'enrayer la chute des cours accentuée par l'épidémie de Covid-19, sans garantie ni d'accord, ni de résultat.

Le pétrole chutait vendredi, le Brent tombant à un niveau plus vu depuis juillet 2017.

- Le CAC 40 marqué au fer rouge -

Plus fortes baisses, Schneider chutait de 6,72% à 89,82 euros suivie d'Airbus (-6,61% à 100,60 euros).

Les valeurs bancaires continuaient de descendre dans le sillage des assouplissements monétaires en cascade des banques centrales. Société Générale perdait 5,45% à 38,31 euros, Crédit Agricole 4,58% à 9,22 euros, BNP Paribas 5,47% à 38,32 euros.

EssilorLuxottica atténuait ses pertes (-2,56% à 121,70 euros), le groupe tablant pour 2020 sur une croissance de ses ventes proche de celle de l'an passé.

Sur le SBF 120, CGG chutait de 8,42% à 2,06 euros, le groupe se disant vendredi vigilant sur l'impact du nouveau coronavirus sur les cours et les projets pétroliers.

Bonduelle lâchait 3,99% à 20,45 euros, pâtissant du recul de plus de 15% son bénéfice net lors du premier semestre de son exercice décalé 2019-2020.

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