Accéder au contenu principal

Marine Le Pen demande à l'Europe "d'inverser" sa politique migratoire

Publicité

Marseille (AFP)

Marine Le Pen a demandé vendredi à la France et à l'Europe d'aider la Grèce, confrontée à un afflux de migrants, afin "d'inverser totalement la politique d'immigration", accusant le président turc Recep Tayyip Erdogan de vouloir "islamiser l'Europe".

"La France et l'Europe doivent venir au secours de la Grèce et inverser totalement la politique d'immigration", a déclaré la présidente du Rassemblement national à Marseille lors de son dernier meeting de campagne pour les élections municipales.

Une semaine après qu'Ankara a annoncé l'ouverture de ses portes vers l'Europe aux migrants, la dirigeante d'extrême droite s'en est prise longuement à la Turquie "qui veut nous faire chanter-payer +ou je vous laisse envahir+" et a dénoncé la "volonté clairement affichée et maintes fois réitérée d'Erdogan d'islamiser l'Europe".

"Il l'avoue bien volontiers +l'Europe sera musulmane si Dieu le veut+", a-t-elle déclaré sous les huées de quelque 800 militants réunis au Palais des congrès.

"Comme des millions de vrais européens, nous nous sentons Grecs, au moment où le berceau de notre civilisation est l'objet d'une offensive migratoire d'ampleur continentale", a souligné Marine Le Pen dans un discours aux accents très identitaires.

Elle a fustigé à cet égard les dirigeants français qui "ont oublié que la politique internationale est d'abord un rapport de forces" alors que "messieurs Trump et Poutine, eux, l'ont compris".

La cheffe du RN a également attaqué l'UE qui est à ses yeux "l'histoire d'une grande duperie avec en sous main des influences immigrationnistes à peine cachées comme celle du milliardaire (George) Soros", à la tête d'un réseau d'ONG de défense des droits, des migrants notamment. "Salopard!", a crié une militante.

"Avec Stéphane Ravier comme maire soyez certains que l'Aquarius (navire d'aide aux migrants en Méditerranée, NDLR) n'accostera pas à Marseille", a promis Marine Le Pen.

Le candidat RN à Marseille a pour sa part prédit un "tonnerre politique" au deuxième tour des municipales le 22 mars et égrené les noms de ses adversaires "tous coupables", relayé par la salle.

"Ensemble nous allons libérer Marseille de ce système qui l'étouffe, de ces racailles qui l'agressent, de ces trafiquants qui la pourrissent, de ces systèmes Gaudin-Vassale qui l'aura bétonnée (et) divisée", a-t-il affirmé.

"Emmanuel Macron sera-t-il désavoué" au soir du deuxième tour des municipales ? a demandé Marine Le Pen. "Oui" ont répondu en chœur les militants.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.