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Pédocriminalité dans l'Église : la démission du cardinal Barbarin acceptée par le pape

Le cardinal Barbarin lors d'une conférence de presse, le 7 mars 2019, à Lyon.
Le cardinal Barbarin lors d'une conférence de presse, le 7 mars 2019, à Lyon. © Jean-Philippe Ksiazek, AFP

Quelques semaines après sa relaxe devant la cour d'appel de Lyon, la démission du cardinal Barbarin a finalement été acceptée par le pape.

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Le pape François a finalement accepté la démission du cardinal Barbarin, a annoncé vendredi 6 mars le diocèse de Lyon.

"Cette démission n'est pas une surprise. (Mgr Barbarin) l'a annoncée, l'a réannoncée (...) mais pour autant nous sentons que nous vivons un moment très important pour le diocèse", a déclaré devant la presse Mgr Dubost, qui assurait au quotidien la gestion du diocèse depuis la mise en retrait de Mgr Barbarin.

"Une grande souffrance"

Dans une déclaration diffusée au même moment sur la chaîne catholique KTO, Mgr Barbarin a souligné que "ces quatre années ont été des années de grande, grande souffrance". "Je pense qu'il y a une grande souffrance que d'abord les victimes ont portée et c'est vraiment d'abord pour elles qu'il faut prier. C'était des actes affreux et il est important qu'une page se tourne et que vienne quelqu'un qui parcoure une nouvelle étape avec tout le diocèse de Lyon".

La cour d'appel de Lyon avait relaxé, le 30 janvier, le cardinal français Philippe Barbarin, jugé pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles commises par l’ex-prêtre Bernard Preynat sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991. Par la voix de leur avocat, les parties civiles avaient immédiatement annoncé un pourvoi en cassation.

Le cardinal Barbarin avait alors fait savoir qu'il soumettait une nouvelle fois sa démission au pape. "Pour l'Église de Lyon, c'est l'occasion d'ouvrir un nouveau chapitre. De nouveau, je vais remettre ma charge d'archevêque de Lyon entre les mains du pape François", avait-il annoncé devant la presse.

"Maintenant, je veux paisiblement lui renouveler ma demande", avait ajouté l'archevêque.

Condamné en première instance

Le 7 mars dernier, le tribunal correctionnel avait condamné l'archevêque Barbarin, 69 ans, à six mois de prison avec sursis. En première instance, les juges avaient estimé qu'en ne dénonçant pas à la justice les actes qui lui avaient été rapportés par une victime en 2014, Philippe Barbarin avait choisi de "préserver l'institution".

Le primat des Gaules en titre, dont le pape a refusé une première fois la démission, avait immédiatement interjeté appel, ne s'estimant pas coupable devant la justice des hommes. Il avait, en revanche, demandé "pardon pour (ses) propres fautes" lors d'une messe.

La nomination du successeur de Mgr Barbarin pourrait intervenir dans un délai de "deux à quatre mois". D'ici là, Mgr Dubost continuera d'assurer l'intérim. Une messe solennelle sera tenue le 15 mai en présence de Mgr Barbarin à la primatiale de Lyon "pour lui dire au revoir et merci", a précisé le prélat.

Avec AFP

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