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Attentat-suicide près de l'ambassade américaine à Tunis, deux assaillants tués

Des personnes se sont rassemblées autour du lieu de l'attentat suicide ayant visé l'ambassade américaine à Tunis, vendredi 6 mars 2020.
Des personnes se sont rassemblées autour du lieu de l'attentat suicide ayant visé l'ambassade américaine à Tunis, vendredi 6 mars 2020. © Zoubeir Souissi, Reuters

Un attentat a été perpétré, vendredi, dans le quartier de l'ambassade américaine à Tunis. L'opération a entraîné la mort des deux assaillants, ainsi qu'un policier. Cinq autres membres des forces de l'ordre ont été blessés, ainsi qu'une civile. 

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Deux kamikazes ont commis un attentat, vendredi 6 mars, dans le quartier des Berges du Lac 2 où se trouve l'ambassade américaine, à Tunis. Un policier a été tué et cinq autres ont été blessés, ainsi qu'un civil.

"Les deux assaillants étaient sur le même scooter et ils se sont fait exploser en fonçant dans une fourgonnette de police à l'arrêt, qui était sous une guérite devant l’ambassade américaine. [...] Une passante a été blessée en étant soufflée par l'explosion", explique Lilia Blaise, correspondante de France 24 en Tunisie. "Tout un périmètre de sécurité a été délimité dans le quartier d’affaires du Lac 2, juste à côté de la bourse de Tunis. C'est un quartier qui est très fréquenté car il est composé d’énormément de bureaux et d’ambassades. Pour l’instant, les autorités n’ont pas donné d’identités ou de revendication".

Un lieutenant de 52 ans est décédé de ses blessures. Cinq autres policiers ont été touchés ainsi qu'une femme, légèrement atteinte, a indiqué le ministre de l'Intérieur Hichem Mechichi, précisant qu'ils étaient dans un état stable.

 "Il s'agissait d'un engin explosif artisanal et nous sommes à la recherche de ceux qui ont participé à sa fabrication", a ajouté le ministre. Plusieurs médias ont fait état de descentes de police dans deux quartiers populaires du nord de Tunis. "Toutes les unités de sécurité ont été placées en état d'alerte élevée", a indiqué le ministère de l'Intérieur. Selon son porte-parole Khaled Ayouni, "c'est la patrouille de police qui était visée plutôt que l'ambassade".

Le parquet anti-terroriste a ouvert une enquête, a indiqué à l'AFP son porte-parole, Sofiene Selliti, soulignant qu'il n'y avait pas encore eu d'arrestation. Il y avait "une grande quantité d'explosif", a-t-il ajouté, précisant que des analyses ADN étaient en cours pour identifier les kamikazes.

La réaction rapide des autorités tunisiennes

L'ambassade américaine a indiqué sur Twitter avoir pris des mesures après une explosion, invitant à éviter la zone. Et l'ambassadeur américain Donald Blome a ensuite salué la "protection immédiate" apportée par les autorités. 

De retour d'une visite à Tunis, un haut responsable américain chargé de la Défense, R. Clarke Cooper, a souligné à Washington que la Tunisie était de plus en plus efficace contre l'extrémisme violent, saluant la réaction "rapide" des autorités vendredi.   

Le président de la République Kais Saied et le président de l'Assemblée Rached Ghannouchi ont rendu visite aux blessés. "Lutter contre le terrorisme passe par une approche pas seulement sécuritaire mais aussi culturelle et sociale" a souligné M. Saied. Le parti d'inspiration islamiste Ennahdha de M. Ghannouchi, principale force politique du pays, a appelé "les institutions à redoubler d'efforts" contre le terrorisme et adopter une contestée loi élargissant les prérogatives des forces de l'ordre.

La Tunisie reste sous état d'urgence depuis une attaque-suicide revendiquée par l'EI en novembre 2015, dans laquelle 12 agents avaient été tués. Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et de 59 touristes étrangers.

En septembre 2012, l'ambassade américaine avait déjà été assaillie par des manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste, qui entendaient protester contre un film islamophobe réalisé aux tats-unis. Quatre personnes avaient été tuées lors de violents affrontements entre police et manifestants.

Avec AFP et Reuters

 

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