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Coronavirus en France : le bilan s'élève désormais à 16 morts et 949 cas

Un employé utilise un gel hydroalcoolique à l'usine de la société Christeyns, à Vertou, près de Nantes, le 6 mars 2020.
Un employé utilise un gel hydroalcoolique à l'usine de la société Christeyns, à Vertou, près de Nantes, le 6 mars 2020. © Stéphane Mahe, Reuters

En France, cinq personnes supplémentaires sont mortes après avoir contracté le coronavirus, portant à 16 le nombre total de décès sur le territoire, a annoncé samedi le ministère de la Santé. Désormais, 949 individus ont été contaminés dans le pays. 

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Le ministère de la Santé a revu le bilan du coronavirus en France à la hausse, samedi 7 mars, en annonçant la mort de seize personnes. En parallèle, 949 cas ont été répertoriés dans le pays. Ces chiffres marquent une nette accélération de la propagation du virus sur le sol français. 

"Aujourd'hui à 15 h, nous avons 949 cas confirmés, soit 336 de plus en 24 heures", a indiqué Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, lors d'un point presse. "En termes de gravité nous avons ce soir 45 personnes en réanimation, soit six de plus qu'hier."

"Les régions qui signalent ces décès sont les Hauts-de France, la Bretagne, l'Île-de-France, auxquelles s'ajoutent aujourd'hui la Normandie, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand-Est", a-t-il ajouté.

Parmi les 16 personnes décédées, il y a "11 hommes et 5 femmes, dont 12 personnes de plus de 70 ans et à chaque fois de nombreuses comorbidités sous-jacentes", a détaillé Jérôme Salomon. 

Un stade 3 "inéluctable"

Malgré cette hausse des victimes, il a assuré que la France se maintenait au stade 2 de la gestion de l'infection.

"Nous sommes donc en phase 2 : le virus est présent dans certains territoires et circule même de façon active dans des zones que nous surveillons de près, mais il n'est pas présent de façon active dans de nombreuses régions du territoire", a expliqué Jérôme Salomon.

"Nous évoluerons vers le stade 3 de façon progressive – probablement inéluctable ou difficilement évitable – puis nous terminerons avec le stade 4 correspondant à un retour à la normale", a-t-il dit.

Samedi, une députée a été hospitalisée après avoir contracté la maladie, a indiqué la présidence de l'Assemblée nationale. Elle s'ajoute aux deux autres cas de coronavirus dans cette institution. L'un concerne un député du Haut-Rhin et le deuxième, un salarié de l'Assemblée.

L'élue hospitalisée, Élisabeth Toutut-Picard, députée LREM de Haute-Garonne, a indiqué de son côté que "son état général s'étant bien amélioré, elle est sortie de l'hôpital" samedi en fin de journée. Elle précise dans un communiqué qu'elle devra rester "confinée pendant 14 jours à son domicile". 

Un troisième employé de la RATP a été également infecté. Il s'agit d'un conducteur de bus du centre de Thiais, ville du Val-de-Marne, où un premier cas a été enregistré jeudi soir, selon la Régie.

Pour freiner le développement de l'épidémie, un conseil de défense consacré au coronavirus sera organisé dimanche au palais de l'Élysée sous la présidence d'Emmanuel Macron, a indiqué samedi le palais présidentiel, confirmant une information du Parisien.

Deuxième pays le plus touché en Europe

Désormais, toutes les régions métropolitaines sont touchées par le nouveau coronavirus, de même que trois régions en outre-mer, la Guadeloupe, la Guyanne et la Martinique. 

Avec près de 1 000 cas avérés, la France est le deuxième pays européen le plus touché par le coronavirus, apparu en décembre en Chine, derrière l'Italie.

Vendredi, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé que les crèches et les établissements scolaires de la maternelle au lycée seront fermés pour 15 jours à partir de lundi dans l'Oise et le Haut-Rhin pour enrayer la propagation du coronavirus.

Avec AFP et Reuters 

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