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Coronavirus en Italie : un chef de parti contaminé et le pape en retrait

Des passants portent des masques de protection sur la place Saint-Pierre après que le Vatican a signalé son premier cas de coronavirus, le 6 mars 2020.
Des passants portent des masques de protection sur la place Saint-Pierre après que le Vatican a signalé son premier cas de coronavirus, le 6 mars 2020. © Remo Cassili, Reuters

L'épidémie de coronavirus, à l'origine de 233 décès et 5 883 contaminations en Italie, frappe de plein fouet le pays, au point de contaminer le chef du Parti démocrate italien et de pousser le pape François à renoncer à ses prochaines apparitions publiques. L'Italie compte également placer plusieurs régions en quarantaine, comme la Lombardie ou la Vénétie. 

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Après avoir annoncé mercredi la fermeture des toutes ses écoles et universités, l'Italie, pays le plus durement touché d'Europe par le coronavirus et troisième au niveau mondial, continue de subir les conséquences de l'épidémie. Parmi elles : la future mise en quarantaine des régions les plus touchées, comme la Lombardie ou la Vénétie. Mais aussi la contamination du chef de file du Parti démocrate italien ou encore la mise en retrait du Pape François. 

Plusieurs médias italiens ont annoncé que l'Italie placerait en quarantaine "dans les prochaines heures" toute la Lombardie, dont la capitale économique du pays Milan, ainsi que la région de Venise, le nord de l'Émilie-Romagne et l'est du Piémont. 

Les déplacements pour entrer et sortir de ces zones seront strictement limités durant la quarantaine, qui restera en vigueur jusqu'au 3 avril, selon le projet de décret du gouvernement cité par des médias, tels l'agence Ansa et les quotidiens Il Corriere della Sera et La Repubblica.

La population, mais aussi de hauts personnages de la vie publique italienne, sont ainsi concernés de près par le coronavirus. C'est le cas de Nicola Zingaretti, chef de file du Parti démocrate italien, qui appartient à la coalition au pouvoir.

Il a déclaré samedi avoir été diagnostiqué positif. "J'ai moi aussi le coronavirus", a-t-il déclaré dans une vidéo qu'il a diffusée sur Facebook et dans laquelle il dit être cloîtré chez lui et que les personnes qu'il a côtoyées ces derniers jours allaient être contactées pour des vérifications.

Le pape François privilégie Internet

Autre annonce majeure : l'annulation par le pape François de ses principales apparitions publiques prévues ces prochains jours, dans l'espoir de réduire la foule qui vient l'apercevoir place Saint-Pierre. Les autorités du Vatican ont annoncé samedi qu'il ne s'adressera pas aux fidèles depuis son balcon dimanche pour la traditionnelle prière de l'Angélus. 

Cette dernière, tout comme l'audience du mercredi, se tiendra dans la bibliothèque du Palais apostolique et sera diffuséesur Internet, précise le Vatican. Affaibli par un état présenté comme grippal, François, âgé de 83 ans, a annulé la semaine dernière sa participation à la retraite du Carême pour la première fois de son pontificat.

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Avec 5 883 cas et 233 décès, l'Italie est également très touchée sur le plan économique par l'épidémie, notamment à cause des mesures prises pour endiguer son expansion. 

La dernière en date : la décision samedi par le gouvernement d'envoyer 20 000 renforts dans ses hôpitaux, ce qui permettra de porter de 5 000 à 7 500 le nombre de lits en soins intensifs. 

Le ministre de l'Économie, Roberto Gualtieri, a chiffré cette semaine à 7,5 milliards d'euros l'impact économique de l'épidémie et relevé à 2,5 % du PIB l'objectif de déficit budgétaire contre 2,2 % auparavant. Un bilan qui suscite l'indulgence de la Commission européenne concernant le cas de l'Italie. 

La clémence de Bruxelles

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Paolo Gentiloni, a ainsi annoncé que la Commission européenne ne prendra pas en compte les dépenses effectuées par l'Italie pour lutter contre l'épidémie de coronavirus dans son appréciation de la conformité du déficit public. 

"En ce qui concerne les mesures de soutien annoncées, toute dépense exceptionnelle décidée en réponse à l'épidémie serait par définition exclue du calcul", a écrit Paolo Gentiloni dans une lettre publiée samedi sur le site internet du ministère italien de l'Économie, et que le vice-président de la Commission européenne a cosignée.

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Après une première aide d'urgence de 900 millions d'euros annoncée la semaine dernière pour les régions les plus affectées, le gouvernement a porté son aide à 3,6 milliards d'euros et s'apprête à revoir encore le montant de ces mesures de soutien.

La maladie s'est développée en Italie à partir du nord du pays, dans les régions de Lombardie et de Vénétie, où une brusque flambée de cas confirmés a été enregistrée le 21 février et ne cesse depuis de prendre de l'ampleur. Au point de forcer Rome à prendre des mesures radicales, comme la fermeture de toutes les écoles et universités du pays, mais aussi des cinémas et des théâtres. 

Les rencontres de la Serie A, élite du football professionnel italien, se disputeront désormais à huis clos.

Avec AFP et Reuters

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