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Tournoi: l'Angleterre pied au plancher contre le pays de Galles

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Londres (AFP)

Habituée des débuts de matches canons, l'Angleterre espère prendre rapidement l'ascendant, samedi face au pays de Galles, qui, de son côté, cherche à se relancer à Twickenham, pour la 4e journée du Tournoi des six nations.

Depuis le début de 2018, l'Angleterre a inscrit un essai dans les 10 premières minutes de 16 des 30 matches qu'elle a disputés, remportant 12 de ces rencontres.

Une statistique impressionnante et révélatrice de l'état d'esprit exigé par le sélectionneur Eddie Jones.

"Avec Eddie, il faut y aller à fond dès le coup d'envoi", a confirmé le centre Manu Tuilagi, en première ligne quand il s'agit de mettre son équipe sur les bons rails.

Son essai après 90 secondes, qui avait donné le ton dans la demi-finale du dernier Mondial face à la Nouvellle-Zélande (19-7), en est l'exemple parfait.

Le joueur de Leicester s'est même lancé dans une analogie avec les échecs, un passe-temps dont il s'est entiché au Japon.

"Quand on joue en blanc, on a l'occasion d'attaquer en premier. Et quand on attaque, il faut mettre le paquet", a-t-il expliqué.

- "Une revanche à prendre" -

Une victoire devant les Gallois offrirait à l'Angleterre la Triple Couronne, après ses succès contre l'Ecosse et l'Irlande, et serait surtout capitale pour espérer remporter le Tournoi - même s'il faudra pour cela compter sur un faux-pas des Français, seule équipe invaincue.

Mais, en face, le pays de Galles aura à cœur d'épargner à son nouveau coach, Wayne Pivac, pour sa première campagne des Six nations, une troisième défaite de rang, après l'Irlande et la France, ce qui serait une première pour les Gallois dans le Tournoi depuis 2007.

"Il faut se rappeler qu'ils nous ont battus l'an dernier et qu'on a une revanche à prendre", a averti Eddie Jones.

Lors de l'édition 2019, le XV du Poireau, mené 10-3 à la pause, avait renversé la situation pour l'emporter 21-13 à Cardiff.

Jones a effectué deux changements dans son XV de départ par rapport à la victoire maîtrisée mais peu spectaculaire face à l'Irlande (24-12) il y a deux semaines.

L'ailier Anthony Watson et le troisième ligne Mark Wilson débuteront ainsi pour la première fois depuis la finale du Mondial-2019 perdue contre l'Afrique du Sud.

L'Angleterre devra aussi mettre de côté l'incertitude sur la suite du Tournoi pour elle, son match contre l'Italie pour la dernière journée ayant été reporté pour cause de craintes liées au nouveau coronavirus.

- Un match de rugby incroyable" -

"Tout ce qui doit nous préoccuper, c'est de jouer contre le pays de Galles samedi", "un match de rugby incroyable", a insisté Jones, "nous ne pensons à rien d'autre".

Pivac a, lui, rappelé Liam Williams de retour de blessure à une cheville, pour pallier le forfait de Josh Adams, touché contre la France.

Le dernier match de Williams était le quart de finale victorieux contre les Bleus au Japon.

Le troisième ligne Josh Navidi fera aussi son retour à la place de Taulupa Faletau.

"Ce qui était capital, c'était qu'ils retrouvent suffisamment de volume (de jeu). C'est le cas et on pense qu'ils sont prêts pour démarrer" la rencontre, a souligné Pivac.

Le Néo-Zélandais a aussi décidé de changer à nouveau de demi de mêlée, Tomo Williams prenant la place de Gareth Davies alors que Rob Evans démarrera à la place de Wyn Jones au poste de pilier.

Victime d'une commotion contre la France, l'ailier George North sera bien là, de même que Dan Biggar qui s'était blessé à un genou en club.

Le match aura aussi un goût particulier pour le centre gallois Nick Tompkins (24 ans), qui est né et a grandi en Angleterre, récoltant même 12 sélections chez les U20 du XV de la Rose mais qui a finalement choisi les Diables rouges en raison d'une grand-mère galloise.

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