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Trois membres de la famille royale saoudienne arrêtés pour complot

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le 18 septembre 2019 à Djeddah, en Arabie saoudite.
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le 18 septembre 2019 à Djeddah, en Arabie saoudite. © Pool, Reuters (archives)

Selon des médias américains, les autorités saoudiennes ont arrêté trois membres de la famille royale, ce qui illustre un renforcement de l'emprise sur le pouvoir par le très puissant prince héritier, Mohammed ben Salmane.

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Trois princes saoudiens ont été arrêtés après avoir été accusés de complot visant à renverser le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Le prince Ahmed ben Abdelaziz al-Saoud, frère du roi Salmane, ainsi que le neveu du monarque, le prince Mohammed ben Nayef, ont été interpellés à leurs domiciles après avoir été accusés de trahison, rapportait vendredi 6 mars le Wall Street Journal, citant des sources anonymes.

Les deux hommes, naguère potentiels candidats au trône, sont accusés d'avoir "fomenté un coup dans le but de renverser le roi et le prince héritier", écrit le journal. Ils encourent la prison à vie, voire la peine de mort, selon la même source. Le New York Times a également rapporté ces arrestations, ajoutant que le frère cadet du prince Nayef avait lui aussi été appréhendé.

Le prince héritier renforce son emprise

Les autorités saoudiennes n'ont pas réagi dans l'immédiat à ces informations. Il s'agit des plus récentes mesures en date prises par le prince héritier, qui renforce son emprise sur le pouvoir par l'emprisonnement de responsables religieux et militants, ainsi que de princes et d'importants hommes d'affaires.

Fils du roi Salmane, le prince héritier a également été confronté à de vives critiques internationales après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans l'enceinte du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en octobre 2018.

Septuagénaire, le prince Ahmed était rentré au royaume depuis Londres après les révélations du scandale Khashoggi, une décision qui avait été interprétée par certains comme une volonté de montrer son soutien à la monarchie.

Peu avant son retour en octobre 2018, le prince Ahmed avait lancé, selon une vidéo largement diffusée sur Internet, à des protestataires qui scandaient contre l'implication de l'Arabie saoudite dans le conflit au Yémen : "Qu'est-ce que la famille à voir avec ça ? Certains individus sont responsables (...) le roi et le prince héritier".

Ce commentaire avait été perçu par certains comme une des rares critiques à l'adresse des plus hauts dirigeants du royaume, mais l'intéressé avait balayé une telle interprétation comme "inexacte".

Avec AFP

 

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