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Coronavirus: Trump défend son plan d'action face aux critiques

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Washington (AFP)

Le président américain Donald Trump a défendu dimanche l'action de son gouvernement après des critiques sur la lenteur et les ratés de la lutte contre le coronavirus, qui continue de se propager aux Etats-Unis.

Au total, près de 500 personnes y ont contracté le Covid-19, qui a fait au moins 19 morts, dont 15 dans une maison de retraite de l'Etat de Washington, dans le nord-ouest du pays.

Trente Etats, ainsi que la capitale fédérale Washington, sont désormais touchés, poussant l'Etat de New York, où 89 cas ont été confirmés, et la Californie à décréter "l'état d'urgence".

Accusé d'avoir déformé la réalité de l'épidémie dans ses déclarations, Donald Trump a mis les critiques sur le dos des "médias de désinformation (qui) font tout leur possible" pour montrer son administration sous un mauvais jour.

"Nous avons un plan parfaitement coordonné et bien préparé à la Maison Blanche", a-t-il affirmé dimanche sur Twitter.

Le milliardaire républicain a plusieurs fois minimisé la dangerosité du coronavirus, déclarant dans un premier temps qu'il allait disparaître en avril grâce à la hausse des températures. Il a aussi semblé encourager les personnes infectées à continuer à se rendre à leur travail, en totale contradiction avec les consignes officielles de mise en quarantaine volontaire.

Il a également émis des doutes sur les statistiques de l'OMS concernant le taux de mortalité du virus.

- "Erreurs" -

"Des erreurs sont commises dans toutes les crises. Mais quand le président persiste à revendiquer des succès sans tenir compte de la réalité, il devient très difficile pour ses collaborateurs d'admettre et de corriger les erreurs", écrit dans le New York Times Jeremy Konyndyk, ancien responsable de l'agence américaine pour le développement international USAID.

Le président "n'a pas communiqué comme je l'aurais fait, ni comme j'aurais aimé qu'il le fasse", a commenté sur NBC le gouverneur républicain du Maryland Larry Hogan.

Les Etats-Unis avaient décrété début février des interdictions d'entrée sur le territoire aux voyageurs étrangers s'étant récemment rendu en Chine, et imposé des quarantaines.

Pour certains épidémiologistes, cela a retardé l'arrivée du coronavirus, mais la Maison Blanche a été lente à établir une stratégie contre l'épidémie.

Le vice-président Mike Pence a été nommé coordinateur de la lutte contre le virus le 26 février seulement.

La confection de kits de dépistage du Covid-19 a également connu des ratés, en donnant parfois des résultats non concluants, et les autorités sanitaires ont été lentes à les distribuer dans le pays.

Elles ont aussi mis du temps à procéder de manière plus systématique à des tests dès les premiers cas connus de "contamination communautaire", c'est à dire d'une personne n'ayant ni voyagé dans les zones à risques ni été en contact avec un autre malade confirmé.

Par ailleurs, le gouverneur démocrate de l'Etat de New York Andrew Cuomo a reproché samedi aux Centres de contrôle des maladies (CDC) d'Atlanta d'avoir été un "goulot d'étranglement" au début de l'épidémie en étant le seul habilité à analyser les kits de dépistage.

Le gouvernement fédéral a autorisé depuis des laboratoires certifiés et les Etats américains à effectuer leurs propres tests.

- Quarantaine à l'italienne? -

"On est passé d'une position de confinement (...) à une phase d'atténuation des risques", a expliqué dimanche sur ABC le médecin en chef des Etats-Unis Jerome Adams.

Plus de 4 millions de kits devraient être disponibles d'ici la fin de semaine prochaine, a-t-il fait savoir, avertissant d'une augmentation à venir des personnes infectées et des décès à mesure que les détections se multiplient.

Anthony Fauci, l'un des responsables de la cellule anti-virus à la Maison Blanche, n'a pas exclu sur Fox News d'éventuelles mises sous quarantaine de grandes zones peuplées ou de villes entières, comme en Italie.

"Je ne veux pas alarmer les gens, mais vu la propagation constatée, tout est possible", a expliqué le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

L'épidémie a également entraîné l'annulation de plusieurs grands événements aux Etats-Unis, mais le gouvernement n'a pour l'instant pas donné d'instruction sur ces rassemblements.

Les deux principaux candidats de la primaire démocrate, Joe Biden et Bernie Sanders, deux septuagénaires, n'ont pas renoncé aux réunions publiques de campagne, tout comme le président Trump.

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