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Journée des droits des femmes : des manifestations dans toute la France contre les inégalités

Des manifestantes de la CGT lors du défilé pour la Journée internationale des droits des femmes à Paris, le 8 mars 2020.
Des manifestantes de la CGT lors du défilé pour la Journée internationale des droits des femmes à Paris, le 8 mars 2020. © Pascal Rossignol, Reuters

Partout en France, des milliers de manifestants ont défilé, dimanche 8 mars, lors de la Journée internationale des droits des femmes. Dans les cortèges, les revendications étaient nombreuses, de la dénonciation des violences sexuelles, à celle des féminicides ou encore l'opposition à la réforme des retraites.

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À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, des milliers de manifestants ont défilé, dimanche 8 mars, à Paris et dans d'autres villes de France. Réforme des retraites, violences sexuelles, féminicides, violences gynécologiques et obstétricales... Les motifs de mobilisation étaient nombreux dans les cortèges

Dans la capitale, des dizaines de milliers de personnes ont commencé à défiler dans l'après-midi au départ de la place d'Italie. Elles ont brandi des banderoles proclamant "on arrête toutes", mot d'ordre d'une "grève féministe" qui entend montrer que "quand les femmes s'arrêtent, tout s'arrête".

Un flash-mob a notamment réuni des femmes en bleu de travail et fichu rouge sur la tête, attributs du personnage emblématique à Rosie la riveteuse, icône du mouvement féministe. 

Si ces "Rosies" portaient aussi des gants jaunes, c'est pour montrer que "les femmes font au moins une à deux heures de travaux ménagers de plus que les hommes", analyse Virginie Hertz, journaliste spécialiste des droits des femmes à France 24. Une réalité qui s'est, selon elle, aggravée avec l'instauration des 35 heures car les femmes "s'occupent plus de leurs familles que de leurs loisirs". 

"Qui fait la vaisselle ?"

Sur les pancartes, on pouvait lire également "Qui fait la vaisselle ? Nous on fait la révolution", "Quand une femme dit non, c'est non", ou encore "On se lève et on se casse", en référence au désormais célèbre cri de colère de l'écrivaine Virginie Despentes.

Ailleurs en France, les manifestants étaient également mobilisés : ils étaient entre 3 000 et 6 000 à Rennes, selon la préfecture et les organisateurs. "C'est indispensable de venir manifester, la moitié de l'humanité est écrabouillée, à géométrie variable, partout. Il faut hurler pour arrêter ça", affirme Marie, 44 ans. 

>> À lire aussi : D'hier à aujourd'hui : quel féminisme en Afrique ?

À Lyon, les manifestantes s'étaient réunies place Bellecour. De nombreuses pancartes faisaient référence à la cérémonie des César. "Merci Adèle" ou "Vive Adèle Haenel", pouvait-on notamment lire. 

À 15 h 40, heure théorique où les femmes cessent d'être rémunérées compte tenu des écarts de salaires entre les sexes, elles ont jeté leurs gants de ménage, une manière de protester contre ces inégalités salariales et de répartition du travail domestique.

Les femmes, "grandes perdantes de la réforme" des retraites

L'opposition à la réforme des retraites a aussi fédéré les manifestants. Car, si "le Premier ministre Édouard Philippe avait dit que la réforme des retraites allait être très favorable aux femmes", explique Viriginie Hertz, "les féministes et la plupart des partis de gauche" pensent que "les femmes seraient les grandes perdantes de cette réforme".

Ils "estiment que les effets compensateurs pour le travail partiel qu'effectuent plus souvent les femmes que les hommes ou les interruptions de carrière dues aux accouchements ou au fait d'avoir une famille ne seraient plus du tout pris en considération" avec l'entrée en vigueur de la réforme.

Parmi les autres manifestations notables ce dimanche, des militantes féministes ont déployé une banderole au pied du Panthéon, proclamant "Aux femmes, la matrie reconnaissante". Et une quarantaine de militantes des Femen ont voulu symboliquement "nettoyer les rues de Paris du virus patriarcal" lors d'une action éclair place de la Concorde. 

Avec AFP

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