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L1: Lyon mord la poussière, la grande Europe s'éloigne

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Villeneuve-d'Ascq (AFP)

Le prochain train pour la Ligue des champions ne passera probablement plus par Lyon, fatigué par un calendrier infernal et dompté 1-0 dimanche à Lille, un concurrent direct pour le podium de Ligue 1.

A dix journées de la fin du Championnat, le club de Jean-Michel Aulas a glissé à un septième rang bien loin de ses ambitions européennes, largué par Rennes (3e) et ses dix points d'avance.

Son hôte lillois le distance désormais de neuf unités, au quatrième rang. Ironie de l'histoire, c'est un pur produit du centre de formation lyonnais, Loïc Rémy (33 ans), qui a enfilé le costume de bourreau en première période (33e).

A Villeneuve-d'Ascq, Lyon semblait ne plus avoir beaucoup de gaz, traînant comme un boulet l'enchaînement d'un quatrième match en dix jours, après les victoires de prestige contre la Juventus Turin (1-0) et le rival Saint-Etienne (2-0), puis la claque face au Paris SG (5-1) mercredi Coupe de France.

"Nous sommes dans un club où l'on se doit de jouer tous les trois jours. La tête doit faire le boulot", avait bravement lancé le milieu Houssem Aouar avant le déplacement dans le Nord, où l'OL n'a plus gagné depuis novembre 2016.

Las, la tête ne suffit pas à gagner un match quand les jambes sont lourdes, et Aouar ne pourra pas dire l'inverse: son entraîneur l'a remplacé après une heure de jeu pour Martin Terrier, ex-Lillois chaudement applaudi par ses anciens supporters.

- Nouveau cycle infernal -

Par choix tactique ou par limite physique, les Lyonnais ont en tout cas rapidement abandonné le ballon aux Lillois pour procéder en contre. Mais leurs flèches Karl Toko-Ekambi et Moussa Dembélé n'ont pas piqué, loin s'en faut. Et le remplaçant Bertrand Traoré a manqué l'égalisation dans le temps additionnel (90e+2)...

A l'inverse, les Lillois avaient des cannes, de l'envie et des idées, un cocktail gagnant porté par l'international français Jonathan Ikoné, entre coups de rein et coups d'accélérateur dévastateurs.

Avec ses compères d'attaque, il a fait tourner la tête d'une défense lyonnaise trop statique, dans laquelle figurait le défenseur central danois Joachim Andersen, relancé par Rudi Garcia en l'absence de Marçal, suspendu.

Sur l'ouverture du score, l'attentisme de l'arrière-garde s'est payé cash. Renato Sanches a rapidement tiré un corner vers Jonathan Bamba, libre de tout marquage, et les deux hommes ont combiné jusqu'au centre en retrait repris victorieusement par Rémy.

Le N.9 de Lille, très remuant jusqu'alors, a rugi de plaisir pour célébrer, poing levé et entouré par ses coéquipiers, son 7e but dans l'exercice cette saison, le 14e toutes compétitions confondues.

Les Dogues lillois auraient pu mordre encore plus les mollets lyonnais, mais l'arbitre n'a pas voulu accorder de penalty à Rémy, visiblement bousculé dans le dos par Andersen (14e), et le poteau d'Anthony Lopes n'a pas voulu laisser entrer la frappe d'Ikoné (51e).

Mais qu'importe, Christophe Galtier et ses hommes ont réussi à repousser la menace lyonnaise tout en suivant la cadence imprimée par Rennes, auteur d'un carton plus tôt face à Montpellier (5-0) et qui compte seulement un point d'avance.

Pour Lyon, en revanche, le retour dans la capitale des Gaules s'annonce triste. Garcia va devoir trouver les mots justes pour remobiliser ses troupes avant les prochaines échéances.

Après la réception de Reims vendredi, un nouveau cycle infernal débutera. D'abord la Juve pour une qualification en quart de finale de C1, puis un déplacement à Rennes et enfin une finale de Coupe de la Ligue à disputer, le 4 avril contre le PSG. Gare à l'indigestion.

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