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Un XV de France ou l'indiscipline de fer

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Édimbourg (AFP)

Il faisait "beau" à Murrayfield dimanche. Signe parmi d'autres que rien n'allait se passer comme prévu pour les Bleus, vaincus en Écosse (28-17) pour la première fois dans ce Tournoi des six nations, à cause d'une indiscipline coupable.

Il y a eu le coup de coude de Sébastien Vahaamahina. Il y a maintenant le coup de poing de Mohamed Haouas. Pour sa quatrième sélection, le pilier droit de Montpellier a frappé au visage de Jamie Ritchie. Coup de poing. Coup de sang. Carton rouge.

Derrière les vitres de son box en tribune, le sélectionneur Fabien Galthié a la mine fermée, le regard sévère. Comme l'ensemble du staff.

- 53 minutes à 14 contre 15 -

En grande difficulté dans les mêlées, les Bleus ont été pénalisés onze fois (7 pour l'Ecosse). C'était trop, bien trop pour espérer quelque chose à Edimbourg.

Conséquence directe, les Bleus ont joué à quatorze contre quinze pendant 53 minutes. D'abord, à cause du carton jaune du troisième ligne aile François Cros. Soutenu dans ce méfait par Paul Willemse, Cros ne tient pas son adversaire, qui retombe sur la tête. Une prise à deux et un plaquage cathédrale, même involontaire, qui coûte au flanker toulousain dix minutes d'exclusion dès la 5e minute.

Douche froide pour les Bleus, plutôt habitués à commencer par un essai très tôt (dès la 6e minute contre l'Angleterre, 7e contre l'Italie et au pays de Galles).

Sans Cros, la mêlée écossaise prend le dessus à 8 contre 7 et le XV du Chardon prend l'avantage au score par une pénalité signée Adam Hastings (11e, 3-0).

L'essai de Damien Penaud maquille quelques instants les difficultés tricolores (33e, 6-7). Très peu de temps finalement: quatre minutes après, Mohamed Haouas calme ses nerfs sur la tête bandée du troisième ligne écossais Ritchie.

L'arbitre hésite, demande à voir les ralentis, diffusés sur les écrans géants. Dans les rangs de Murrayfield, à chaque fois, le coup de poing du pilier droit de Montpellier fait s'indigner les Écossais. A juste titre, Haouas laisse ses coéquipiers.

- Bérézina -

"Le match s'est très vite compliqué puisqu'on a joué quasiment 55 minutes en jouant à 14. A ce niveau-là, même avec la meilleure des volontés, ce n'est pas facile", a relevé, interrogé par France 2, Fabien Galthié après le match.

Plus largement, la France a pêché en conquête, un des points noirs depuis le début des Six nations pour ce jeune XV tricolore. Caché par l'attaque et l'efficacité d'une équipe séduisante, bien lancée sur la route de son premier Grand Chelem depuis 2010. Avant donc la Bérézina écossaise.

Galthié l'avait pourtant demandé, au début du Tournoi: "Nous voulons une conquête forte". Mais en touche, souvent aléatoire, et surtout en mêlée, les Bleus étaient perdus.

Comme un écho, les mots du Gallois Wyn Jones résonnent aux oreilles bleues. Avant de jouer contre les Français, le pilier avait estimé que le XV de France avait "un gros pack mais probablement peu discipliné, surtout en mêlée. Nous savons qu'ils vont frapper, poursuivre et tricher".

"Il faudra se concentrer sur nous-mêmes, annuler leur indiscipline et espérer qu'ils ne s'en sortiront pas comme ça", avait-il affirmé, sans réussir à contrer les Français lors du duel (27-23). A la différence des Écossais.

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