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XV de France: gagner pour rêver

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Marcoussis (France) (AFP)

Un acte, deux scènes. La route d'un premier Grand Chelem depuis 2010 passe pour le XV de France par Edimbourg, dimanche, où les Bleus ne se sont plus imposés depuis 2014, avant le final, une semaine plus tard, au stade de France contre l'Irlande.

Pour l'heure, les calculs sont simples: une victoire en Ecosse offrirait une belle option à Fabien Galthié et ses hommes, qui comptent 4 points d'avance sur l'Angleterre et l'Irlande, son adversaire le 22 mars.

Mais les Irlandais viendront en France frais et reposés avec trois semaines de préparation pour la probable "finale", leur match face à l'Italie, initialement prévu ce week-end, ayant été reporté afin d'éviter d'importer l'épidémie de nouveau coronavirus.

Un sacré changement pour les Bleus, qui restent sur deux quatrièmes places de rang. Les éditions se suivent et ne se ressemblent donc pas pour les sélectionneurs français: Marc Lièvremont et Bernard Laporte avaient eu besoin de deux Tournois "à blanc" pour entrevoir une perspective de Grand Chelem.

Galthié, lui, est arrivé après un Mondial-2019 achevé piteusement en quarts de finale. Quelques mois plus tard, le voilà à 160 minutes de remporter son premier Grand Chelem en tant que coach après en avoir remporté trois en tant que joueur (1998, 1999 et 2002).

Mais avant de songer à un final en apothéose au stade de France, il faudra gagner à Murrayfield. Cela fait six ans et un succès 19-17 que les Bleus n'ont pas gagné en Ecosse.

Le centre, désormais passé à l'aile, Gaël Fickou est le seul survivant de cette époque. Il était sorti du banc à la 68e minute pour remplacer Mathieu Bastareaud.

- Trois défaites consécutives à Murrayfield -

Pour l'ouvreur Romain Ntamack aussi, le XV du Chardon est un bon souvenir. L'année dernière, pour sa première titularisation à l'ouverture, aux côtés de son comparse Antoine Dupont, le Toulousain avait inscrit son premier essai en Bleu.

Mais ce n'est cette victoire 27-10 qu'il retient quand on lui parle de l'Ecosse. "C'est un très bon souvenir mais, la dernière fois qu'on a joué les Ecossais, on a perdu en préparation (17-14 en août 2019) donc on a encore ce match en tête. On va s'en servir pour travailler et essayer de savoir à quoi s'attendre", tempère Ntamack.

Car les Bleus sont désormais l'équipe à battre. Galthié et son staff le savent. "On entend le concert de louanges destinés à cette équipe et à chaque joueur. Mais il ne faut pas perdre de vue notre cap, notre finalité: ce qui fait qu'aujourd'hui, nous arrivons à élever nos standards, à gagner les matches", explique le sélectionneur des Bleus.

"Cette équipe d'Ecosse, redoutable, va nous poser des problèmes chez elle. Depuis toujours, les Ecossais ont un jeu axé sur la vitesse. Un jeu où quand ils vont rentrer dans la zone action, ils sont capables de chercher à créer le chaos avec un déplacement du ballon, la longueur des passes, accélération des joueurs comme Hamish Watson ou Stuart Hogg. Ils ont toute une organisation autour du ballon qui est capable de déstabiliser quasiment toutes les équipes au monde. Et ils le font régulièrement", ajoute-t-il.

Sans Finn Russell, resté au Racing 92 en raison de ses relations conflictuelles avec le sélectionneur Gregor Townsend, l'Ecosse n'a inscrit que trois essais, tous lors de la victoire 17-0 contre l'Italie, après deux défaites contre l'Irlande (19-12) et l'Angleterre (13-6).

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